Michael Cheika : " Donner le maximum "

le
0
Michael Cheika : " Donner le maximum "
Michael Cheika : " Donner le maximum "

Michael Cheika, le sélectionneur australien, estime que ses joueurs sont prêts à affronter les Blacks samedi en finale de la Coupe du monde. Sans pression, mais avec l'ambition de donner le maximum pour ne rien regretter.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LONDRES

Michael Cheika, vos joueurs semblent décontractés avant la finale. Quel message leur avez-vous fait passer cette semaine ?
Je pense que ce n’est pas nécessaire d’envoyer un message à mes joueurs. Ils savent qu’on ne peut être décontractés que si on a fait une bonne préparation. Si elle n’est pas au niveau dont on a besoin, on peut commencer à être stressé. On a fait une très bonne préparation depuis deux mois. Cette semaine, c’était un peu moins bien parce qu’on a eu que six jours. Mais on a travaillé sur des détails qui sont importants pour affronter la Nouvelle-Zélande. On a encore demain pour peaufiner notre préparation. On verra comment ça marche samedi.

Justement, contrairement aux autres semaines, on ne vous a pas vu vous entraîner…
On n’était pas à l’hôtel ou au spa, pour se relâcher (rires). On s’est entraîné deux fois hier (mercredi) et on va s’entraîner demain (vendredi). Normalement, on a sept jours d’entraînement. Cette semaine, on n’en a eu que six. On a donc décidé de faire un entraînement en moins. On pense qu’avec la préparation qu’on a eu jusqu’à maintenant, ça suffira pour le match.

On parle beaucoup des stars cette semaine. Adam Ashley-Cooper pour l’Australie ou Julian Savea pour les Blacks. Est-ce que cette pression peut être bonne psychologiquement ?
Moi, je ne ressens pas vraiment de pression par rapport à mon équipe. Bien sûr, c’est un niveau plus dur face à la meilleure équipe du tournoi. Mais, pour moi, l’important, c’est qu’on fasse le maximum, qu’on joue à notre niveau, que chaque joueur soit au maximum de ses capacités. Il faut qu’un joueur, quand il rentrera dans le vestiaire à la fin du match, puisse regarder ses coéquipiers dans les yeux et lui dire : « J’ai tout donné, j’ai fait le maximum ! ».

« Un match spectaculaire ? On ne peut pas savoir à l’avance ! »

Vous avez eu beaucoup de matchs difficiles pendant ce tournoi. Ne craignez-vous pas un peu de fatigue chez vos joueurs ?
Non, je ne crois pas. On a fait une préparation assez difficile. On a beaucoup travaillé sur le physique sur une période assez courte, afin de devenir plus résistant dans ce secteur. On savait qu’on allait enchaîner six ou sept matchs consécutifs très physiques, avec beaucoup de tension. On savait aussi qu’on allait beaucoup courir. En plus, il faut toujours tenir un certain rythme pendant les entraînements. On a essayé de se préparer pour ça, en sachant que lors de la dernière semaine, on allait avoir un jour d’entraînement en moins. Il faut en profiter pour récupérer et prendre de l’énergie.

Il n’y a qu’un seul changement dans l’équipe. C’est une preuve de vos certitudes…
Durant le Rugby Championship, on a un peu fait tourner notre effectif. Mais depuis qu’on est arrivé, on a mis une équipe en place. On a changé entre les deux premiers matchs, puis on a changé quelques joueurs pour cause de blessure ou autres, mais on voulait garder un certain rythme avec ces 23 joueurs. Quelques blessures nous ont affectés mais on avait la volonté de conserver ces mêmes 23 pour la phase finale et pour la finale de samedi.

On a vu une phase finale très spectaculaire, avec beaucoup d’essais. Est-ce possible en finale que ce soit aussi ouvert ?
On ne sait jamais, sur une partie. On sait ce qu’on veut faire de notre côté, mais il faut voir avec la météo et tous les autres éléments… On ne peut pas savoir à l’avance.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant