MH370 : les enquêteurs malaisiens s'entretiennent avec les juges français à Paris

le , mis à jour à 14:37
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MH370 : les enquêteurs malaisiens s'entretiennent avec les juges français à Paris
MH370 : les enquêteurs malaisiens s'entretiennent avec les juges français à Paris

Cinq jours après la découverte d'un morceau d'aile sur la côte réunionnaise, juges, gendarmes et experts aéronautiques français et malaisiens se réunissent ce lundi à Paris pour coordonner leur action. A partir de mercredi, l'aileron, arrivé samedi à Toulouse, sera analysé dans un laboratoire militaire de Balma.

Là bas, une équipe de scientifiques va analyser le bout de carlingue, millimètre par millimètre.  Première mission : déterminer si la pièce est bien un débris issu du vol MH370, volatilisé le 8 mars 2014. Si cela s'avère être le cas, l'aileron sera alors l'objet d'une analyse plus poussée : «La pièce sera expertisée avec les moyens modernes physiques et chimiques et notamment avec un microscope à balayage électronique qui peut grossir jusqu'à 100.000 fois, afin de comprendre les ruptures locales de la pièce», comment elle a été abîmée, Pierre Bascary, ancien directeur des essais à la Direction Générale de l'Armement.

VIDEO. les images du bout d’aile retrouvé à La Réunion

Une chose est pour l'instant avérée : le morceau d'aile appartient bien à un Boeing 777. Or, aucun autre avion de ce type ne s'est abîmé dans cette région du monde. La piste du plus grand mystère de l'aviation civile est donc plus que jamais privilégiée. L'avionneur américain Boeing va d'ailleurs dépêcher une équipe «technique» pour participer à l'expertise à Toulouse en compagnie de représentants français, malaisiens, chinois et américains.

Si les espoirs et spéculations s'emballent déjà, les experts eux, préfèrent rester prudents : «Il ne faut pas attendre des miracles de cette analyse», insiste l'ancien directeur du BEA Jean-Paul Troadec. Pour tirer des conclusions, il faudrait que «la pièce soit au centre de l'accident, les chances sont assez faibles», estime également Pierre Bascary. Avec ces «deux m2 d'avion», «ça va être très difficile d'avoir des certitudes».

Une réunion ...

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