MH370-Brefs affrontements à Pékin entre familles et police

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PEKIN, 7 août (Reuters) - Une manifestation organisée par des familles de passagers du vol MH370, dont la disparition en mars 2014 n'a pas été élucidée, a donné lieu vendredi à de brefs affrontements avec la police non loin de l'ambassade de Malaisie à Pékin. En Chine, la découverte la semaine dernière d'un fragment d'aile d'avion qui appartient probablement au Boeing 777 de la Malaysia Airlines a ravivé la colère de certains proches de disparus, qui estiment qu'on leur cache la vérité. Parmi les 239 passagers et membres d'équipage de l'appareil, qui devait assurer la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin, figurait une majorité de Chinois. De brèves échauffourées ont éclaté entre la police et les manifestants, qui étaient une cinquantaine, lorsque le petit cortège a tenté de prendre la direction de l'ambassade de Malaisie. "Trouvez les passagers", pouvait-on entendre dans la manifestation à l'adresse des autorités malaisiennes. On pouvait également lire sur des pancartes: "La Malaisie cache la vérité, la Malaisie retarde les recherches." "Je veux savoir ce qui a bien pu arriver au vol MH370. J'attends du gouvernement qu'il donne une explication crédible (...) qui puisse nous convaincre, car nous attendons depuis plus de 500 jours", a déclaré la mère d'une passagère disparue. D'autres manifestants ont souligné les divergences entre les versions malaisienne et française au sujet du flaperon découvert à la Réunion: le gouvernement malaisien a assuré qu'il provenait bien de l'appareil recherché, tandis que la justice française s'est contentée d'évoquer de "fortes présomptions". Les manifestants ont fait savoir qu'ils tentaient de se rendre à l'ambassade pour y rencontre des représentants malaisiens. "Nous exigeons que le gouvernement malaisien nous donne des explications", a dit Cheng Linping, dont le mari se trouvait à bord de l'avion, au sujet des légères discordances entre les versions malaisiennes et françaises. Le ministre malaisien des Transports, Liow Tiong Lai, a dit à Reuters comprendre le malaise des familles. "Ils sont inquiets et nous cherchons, nous aussi, des réponses", a-t-il déclaré. La France, qui participe à l'enquête aux côtés notamment de la Malaisie et de l'Australie, a annoncé jeudi qu'elle allait déployer de nouveaux moyens afin de poursuivre les recherches dans les alentours de l'île de la réunion. (voir ID:nL5N10H57X ) (Jospeh Campbell et Natalie Thomas; Simon Carraud pour le service français)

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