MH17-Les experts sur le site du crash malgré les combats

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(Précisions, entretien Porochenko-Merkel) par Natalia Zinets et Gabriela Baczynska KIEV, 1er août (Reuters) - Malgré la poursuite des combats dans l'est de l'Ukraine, 70 experts néerlandais et australiens, accompagnés d'observateurs de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe, sont à pied d'oeuvre dans l'est de l'Ukraine sur le site où s'est écrasé le Boeing 777 de la Malaysia Airlines le 17 juillet, a annoncé vendredi l'OSCE. Le convoi le plus important à ce jour, qui comprend 101 personnes selon le gouvernement de Kiev, a atteint le site et le travail de récupération et de collecte a aussitôt commencé. L'avion de la Malaysia Airlines qui effectuait le vol MH17 entre Amsterdam et Kuala Lumpur s'est écrasé avec 298 personnes à son bord. Il n'y a eu aucun survivant. Les Etats-Unis et leurs alliés jugent "hautement probable" que le Boeing ait été abattu par un missile sol-air SA-11 livré par la Russie aux séparatistes. Si la plupart des corps ont pu être récupérés et transférés hors du site, des restes humains et des effets personnels doivent encore être sécurisés sur place. La collecte et l'analyse des pièces de l'avion contribueront aussi à déterminer précisément ce qui s'est passé et à compléter les données déjà récupérées grâce aux boîtes noires de l'appareil. Les voies d'accès au lieu où s'est écrasé le Boeing malaisien étaient fermées depuis plusieurs jours en raison de violents combats dans la région entre les séparatistes pro-russes et les forces ukrainiennes. Dans la nuit de jeudi à vendredi, dix parachutistes ukrainiens ont été tués dans une embuscade tendue par les rebelles près de Chakhtarsk, l'une des villes les plus proches du site du crash, a annoncé l'armée gouvernementale. EMBUSCADE Treize soldats ont été blessés et onze autres sont portés disparus. Les rebelles ont affirmé pour leur part avoir repoussé les forces gouvernementales dans ce secteur. Jeudi, pendant une suspension des combats, une première équipe d'experts et de l'OSCE, réduite, s'était rendue sur place à partir de Donetsk. Elle était restée une heure sur les lieux. Juste après son départ, les combats avaient repris. Jeudi soir, un accord était annoncé à l'issue de discussions à Minsk (Biélorussie) entre les membres du Groupe de contact (Russie, Ukraine, rebelles et OSCE) sur la sécurisation d'un corridor permettant aux enquêteurs internationaux de se rendre sur les lieux du crash. Le président ukrainien Petro Porochenko, lors d'un entretien téléphonique vendredi avec la chancelière allemande Angela Merkel, s'est engagé à respecter le cessez-le-feu, rapporte le site de la présidence ukrainienne. Le gouvernement de Kiev avait accusé les séparatistes d'avoir miné les environs du site, interdisant toute possibilité d'enquête efficace, mais un responsable de l'OSCE a déclaré n'avoir trouvé qu'aucun élément étayant ces allégations. Selon les autorités ukrainiennes, environ 80 corps de passagers du Boeing n'ont toujours pas été retrouvés. Parmi les victimes figuraient 196 Néerlandais, 27 Australiens et 43 Malaisiens. Ces dernières vingt-quatre heures, des combats ont tué cinq civils et en ont blessé neuf autres à Louhansk, dernier bastion des rebelles avec Donetsk, selon les autorités locales. Entre la mi-avril et le 26 juillet, les affrontements ont fait plus de 1.100 morts et près de 3.500 blessés, selon les Nations unies. (Avec Pavel Polityuk à Kiev, Anthony Deutsch à Amsterdam; Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français)

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