Mexique-Plus forte croissance trimestrielle en deux ans au T3

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    MEXICO, 23 novembre (Reuters) - L'économie mexicaine a 
enregistré sur la période juillet-septembre sa croissance 
trimestrielle la plus prononcée en deux ans, selon des données 
officielles publiées mercredi et le gouvernement a confirmé ses 
prévisions 2016 et 2017, soulignant ne déceler à ce stade aucune 
menace tangible du fait de l'élection de Donald Trump à la 
présidence des Etats-Unis. 
    L'homme d'affaires, élu sous l'étiquette républicaine, a en 
effet, au cours de sa campagne, dit à plusieurs reprises qu'il 
était prêt à remettre en cause l'accord de libre-échange qui lie 
les deux pays, tout en proposant de bloquer les transferts 
d'argent des immigrants mexicains afin de financer la 
construction d'un mur à la frontière. 
    Les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial du 
Mexique. 
    La semaine dernière, la banque centrale du Mexique a relevé 
ses taux d'intérêt en avertissant que l'élection de Donald Trump 
à la présidence des Etats-Unis risquait de remettre en cause 
l'orientation de la deuxième économie d'Amérique latine. 
  
    Et, ce mercredi, l'institut d'émission a revu à la baisse 
ses prévisions de croissance pour 2017, ne tablant plus que sur 
une hausse du produit intérieur brut (PIB) comprise entre 1,5% 
et 2,5%, contre une précédente fourchette de projections allant 
de 2,0% à 3,0%. 
    Pour cette année, la banque centrale mexicaine a resserré sa 
fourchette de prévisions, voyant désormais une croissance allant 
de 1,8% à 2,3%, contre 1,7%-2,5% précédemment. 
    Elle s'aligne ainsi sur les économistes qui, selon une 
enquête de la banque Banamex, anticipent désormais pour l'année 
prochaine une croissance de 1,8% contre une précédente 
projection de 2,3%. 
    Le gouvernement mexicain, lui, s'en tient lui à sa prévision 
d'une croissance de 2,0% à 3,0% pour 2017 et à celle d'une 
hausse du PIB comprise entre 2,0% et 2,6% pour cette année. 
    "Aucune des mesures (proposées par Donald Trump) ne s'est 
matérialisée. Il s'agit de suppositions et nous devons 
travailler avec des dossiers concrets, une politique mise en 
oeuvre", a déclaré Vanessa Rubio, vice-ministre des Finances. 
    Cette dernière a souligné la consommation des ménages 
"soutenue" pour justifier les prévisions du gouvernement et ce 
malgré la faiblesse de la production industrielle et une baisse 
de la production de pétrole. 
    Sur le troisième trimestre 2016, le PIB a augmenté de 1,0% 
par rapport au deuxième, soit la progression la plus prononcée 
depuis le deuxième trimestre 2014. 
    Par rapport au troisième trimestre 2015, la progression du 
PIB a été de 2,0%. Ces deux données sont conformes aux 
prévisions moyennes des économistes. 
 
 (Michael O'Boyle, Gabriel Stargardter, Benoît Van Overstraeten 
pour le service français) 
 
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