Meuse: l'abattage d'un loup autorisé après une nouvelle attaque

le
0
Meuse: l'abattage d'un loup autorisé après une nouvelle attaque
Meuse: l'abattage d'un loup autorisé après une nouvelle attaque

Trop, c'est trop. Après une nouvelle attaque de loup la nuit dernière, la préfète de la Meuse a décidé ce mercredi de sévir contre le prédateur. Isabelle Dilhac a en effet autorisé les premiers «tirs de prélèvement» sur le loup dans son département, qui comptabilise désormais quelque 34 attaques et 70 ovins tués, rapporte l'Est Républicain. Le bilan national s'élève quant à lui à 137 ovins tués depuis octobre 2013 et - fait inédit - un bovin a été retrouvé égorgé il y a une dizaine de jours en Moselle. 

Du tir «d'effarouchement» au tir de «prélèvement»

«Malgré la mise en oeuvre des mesures progressives permettant d'assurer la protection des troupeaux, le loup continue à attaquer», a justifié un porte-parole de la préfecture, alors qu'au moins deux foyers de loups ont été identifiés.

En mai, la préfecture de la Meuse avait reconnu «les difficultés exprimées et les inquiétudes légitime des éleveurs» avant d'autoriser plusieurs d'entre eux à procéder à des tirs de défense contre le prédateur. Mais cette mesure avait été jugée «pas faisable» en raison de la restriction des tirs, selon de nombreux éleveurs et le président du Conseil général local, Christian Namy (UDI). Désormais, certains éleveurs excédés vont jusqu'à monter la garde toute la nuit pour protéger leurs troupeaux. 

La FDSEA (Fédération départementale des exploitants agricoles) de la Meuse a exprimé mercredi sa «satisfaction» après l'annonce de l'autorisation des tirs de prélèvements, enjoignant «les louvetiers et les personnes assermentées à être efficaces et plus malins que le prédateur».

L'abattage autorisé dans des «conditions encadrées»

La préfecture précise les tirs de prélèvement ne sont pas une chasse, mais des patrouilles autorisées qui auront pour charge de rechercher le loup et, dans certaines conditions encadrées, de l'abattre. En juillet dernier, le Sénat a ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant