Meuse : ces villages qui n'élisent pas leur maire

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Jean-Pierre Laparra, maire de Fleury-devant-Douaumont, a la particularité de ne pas être élu, mais d'être nommé par le préfet de la Meuse.
Jean-Pierre Laparra, maire de Fleury-devant-Douaumont, a la particularité de ne pas être élu, mais d'être nommé par le préfet de la Meuse.

Fleury-devant-Douaumont n'est pas un village comme les autres. À quelques mois des élections municipales, Jean-Pierre Laparra, son maire, ne parcourt pas les marchés à la rencontre de ses administrés. Et pour cause, il n'y en a pas un seul. Dans cette bourgade de la Meuse, l'élection ne se joue pas dans les urnes. Le premier édile est nommé par le préfet. Une exception dont l'origine remonte à la Première Guerre mondiale. Entre le 21 février et le 19 décembre 1916, la commune est le théâtre d'un terrible bain de sang : la bataille de Verdun. Après neuf mois d'un pilonnage incessant de l'artillerie française et allemande, il ne reste plus que des ruines. Le bourg, qui comptait 422 habitants avant le conflit, ne sera jamais reconstruit. En 1919, la France le déclare "village mort pour la France" et maintient son existence administrative. Une mesure qui s'applique à plusieurs communes. Près de cent ans plus tard, elles ne sont plus que six à bénéficier de ce statut particulier, toutes situées dans la Meuse. Un village sans mairieJean-Pierre Laparra veille sur Fleury-devant-Douaumont depuis 2008. Tout juste retraité de France Télécom, il s'apprête à briguer un second mandat, mais ne sait pas encore s'il devra "affronter des adversaires". Pour être nommé maire, rien de bien compliqué, aucun diplôme n'est nécessaire. Ce qui compte le plus est "l'intérêt que le candidat porte à l'histoire du village. Être une tête connue dans le...

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