Meurtre du journaliste James Foley : questions autour d'une rançon

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Meurtre du journaliste James Foley : questions autour d'une rançon
Meurtre du journaliste James Foley : questions autour d'une rançon

Après la douleur, la colère et une interrogation : les Etats-Unis pouvaient-ils sauver James Foley ? Deux jours après l'assassinat du journaliste américain, filmé par ses bourreaux de l'Etat Islamique dans une vidéo insoutenable, le GlobalPost affirme qu'une rançon avait été réclamée par le groupe ultra-radical en échange de son otage. Ce média d'information américain, qui employait le reporter en 2012, révèle que les ravisseurs réclamaient pas moins de 100 millions d'euros pour sa libération. Mais les négociations n'ont jamais avancé et les ravisseurs ont gardé le silence jusqu'à ce que la famille reçoive d'eux un message les prévenant que leur fils allait être tué. Et le 13 août, ils ont diffusé une vidéo montrant l'exécution du journaliste de 40 ans.

On ne «négocie pas» avec les terroristes : telle est, officiellement, la politique des Etats-Unis. Washington a toujours refusé de payer pour ses otages, espérant ainsi éviter la multiplication des enlèvements et tout financement de groupes ennemis. Fin juillet, le New York Times dénonçait ainsi ce business, révélant que la France avait donné des millions d'euros à Al-Qaïda pour libérer ses otages. Mais comme l'explique ce jeudi le journaliste et ex-otage Nicolas Hénin, les journalistes américains «vivent la détention de façon différente. Pour eux, la crainte est beaucoup plus forte. Ils savent que contrairement à nous leur gouvernement ne négocie pas».

Une barbarie qui pousse l'Amérique à s'interroger

Ainsi, la question des rançons à l'EI devient «critique» pour l'administration Obama, comme le révèle New York Times ce jeudi, car James Foley était accompagné de trois autres otages américains, dont la vie est toujours aujourd'hui menacée. Le meurtre de sang-froid, mis en scène par les jihadistes, a également choqué l'opinion et les médias, qui s'interrogent.

Le site Foreign policy, interpelle : «Les gouvernements européens ...

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