Meurtre de Londres : l'un des suspects avait été arrêté au Kenya

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Meurtre de Londres : l'un des suspects avait été arrêté au Kenya
Meurtre de Londres : l'un des suspects avait été arrêté au Kenya

Les autorités britanniques auraient-elles pu empêcher Michael Adebolajo et Michael Adebowale de massacrer un soldat dans les rues de Londres mercredi dernier ? Selon des informations dévoilées par le Telegraph, le cas du premier suspect, filmé avec les mains pleines de sang par des témoins, a été traité à la légère alors qu'en 2010, il tentait déjà de rejoindre un groupe terroriste en Somalie avant d'être rapatrié au Royaume-Uni par le Kenya.

D'après les propos d'une source au Kenya, les autorités britanniques étaient même parfaitement au courant des inquiétudes kényanes au sujet de Michael Adebolajo. Elles avaient connaissance de ses liens avec d'autres terroristes présumés, comme Samantha Lewthwaite, femme de l'un des kamikazes des attentats du 7 juillet 2005 de Londres, ou encore le Sheik Aboud Rogo, tué l'année dernière mais ancien chef d'une cellule terroriste où était présente Samantha Lewthaite. Au Kenya, Adebolajo a même été jugé aux côtés du futur gendre d'Aboud Rogo.

«Il était très amer envers le fait de n'avoir reçu aucune aide»

Le gouvernement kényan explique que Michael Adebolajo, qui voulait rejoindre la Somalie en 2010, avait été arrêté sous le nom de "Michael Olemindis Ndemolajo". «Nous l'avons ensuite remis aux agents de sécurité britannique, et il semble qu'il habitait à Londres sous le nom de Michael Adebolajo», déclare aujourd'hui le porte-parole du gouvernement kényan, qui précise que ce dernier ne peut être «tenu responsable de ce qui est arrivé depuis».

Une version qui contredit les propos des amis et de la famille d'Adebolajo, qui explique qu'il aurait été torturé «violemment et sexuellement» au Kenya. «Nous communiquions avec le gouvernement britannique, et ils ont refusé de faire quoi que ce soit. Les Kényans disaient alors qu'ils allaient le décapiter», déclare le beau-frère d'Adebolajo. «Même s'il a ensuite été rapatrié, il a...

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