Meurtre dans le « Virage Nord »

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Alan (Théo Cholbi) après l'attaque au couteau contre son ami Yorick (Arthur Jaquin).
Alan (Théo Cholbi) après l'attaque au couteau contre son ami Yorick (Arthur Jaquin).

Le football est relégué au second plan dans cette remarquable minisérie policière française aussi soignée qu’envoûtante (jeudi 31 mars à 20 h 55 sur Arte).

Minisérie sur Arte à 20 h 55

Le football est relégué au second rôle dans cette remarquable minisérie policière aussi soignée qu’envoûtante.

Ville du nord de la France, Arcanville n’a plus guère d’occasions de s’enthousiasmer, si ce n’est lorsque son équipe de foot, le « RCA », affronte une formation rivale. Rétrogradé de division trois ans auparavant, le RCA risque d’échoir en National et de perdre des millions d’euros s’il ne sort pas vainqueur de la dernière rencontre de la saison, le match de la dernière chance, celui sur lequel s’ouvre «  Virage Nord  ». Fans de foot, ne suivez pas cette minisérie pour ses images sportives, même si le RCA vous rappelle immanquablement le club de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Et vous, spectateurs qui fuyez les passes en short sur rectangle vert, ne vous détournez surtout pas.

Inspiration britannique Au fil des trois épisodes de «  Virage Nord  », construits comme un seul et même film, le football fait figure d’argument. Il permet de réunir les personnages autour d’un même drame, de jouer avec les enjeux économiques que représente la relégation d’un club, et de mettre en scène une part de la déshérence sociale d’une petite ville frontalière.

Malgré les apparences, le foot n’a pas le premier rôle. Cela étant dit, s’il a fallu inventer la bourgade d’« Arcanville  », remarque Arnaud Louvet, le producteur de «  Virage Nord  » (Æternam films), c’est bien parce que personne, parmi les autorités, n’a accepté de voir le nom de sa ville...

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