Meurtre au harpon : les accusés face à face

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L'accusation insiste sur les libertinages de Diane Mistler, la défense sur le «droit à la débauche».

Diane Mistler est une brindille noire vêtue d'une robe pied-de-coq à la fois moulante et sage, qu'elle prend soin de tirer sous le genou lorsqu'elle s'assied. Elle est chaussée de timides talons. Son visage long lui donne un air morne. Est-elle cette femme diabolique à l'appétit sexuel pantagruélique qui a fait occire son mari par l'un de ses amants, armé d'un fusil-harpon et d'un couteau de boucher, sanctionnée par vingt-cinq ans de réclusion en première instance?

Derrière elle, dans le box, Frantz Digelman se tient droit, dans une chemise rouille un peu trop grande pour lui, passée par-dessus un polo noir et un tee-shirt blanc, retroussée sur les avant-bras. Il offre aux assises de Pyrénées-Orientales un profil émacié orné de lunettes, des traits taillés à la serpe. Il reconnaît avoir prémédité et perpétré l'assassinat de Paul Mistler, banquier à la retraite, le 22 avril 2007, sur le parking d'un club échangiste de la Grande-Motte assidûment fréquenté

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