"Mettre la tenue des Girondins était un rêve"

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"Mettre la tenue des Girondins était un rêve"
"Mettre la tenue des Girondins était un rêve"

Il y a plus de vingt ans, la crinière blonde de Lilian Laslandes débarquait sur le championnat de France. Parfois loin de son Médoc natal, toujours proche des tribunes. Retour en trois actes, d'Auxerre à Bordeaux en passant par Sunderland, sur quinze ans de foot français. Deuxième partie, en marine et blanc.

" Guy Roux disait que j'étais un garçon de village "
Le 9 mai dernier, la place de la République de Bordeaux disait au revoir à Lescure. Comment avez-vous vécu ces adieux ? Le fait que ce soit les Ultramarines qui aient organisé tout ça, d'être contacté parmi les anciens, c'était déjà quelque chose de fort. La fin de Lescure, c'est clairement une page qui se tournait. Ce jour-là, je suis arrivé en voiture par un parking on l'on ne voyait pas la place encore. Quand je suis sorti du parking, tout était encore caché par des bâches. J'ai été accueilli par les chefs des Ultras, des mecs de la sécurité. Et là, quand tu te retrouves devant 8 000 personnes, tu ressens des frissons partout. C'est des moments que tu ne peux pas oublier. Surtout que sur scène, on m'avait demandé d'expliquer un moment particulier, une anecdote, et j'avais raconté le couloir d'avant le Bordeaux-OM de janvier 99 où, à quelques minutes de la rencontre, Sylvain Wiltord s'était déguisé en pompier alors que les Marseillais arrivaient. Les mecs nous prenaient pour des fous. Surtout que Canal était déjà venu nous voir à l'hôtel pour qu'on les chambre un peu. On avait l'habitude après chaque repas de se mettre autour d'un café, certains fumaient leur cigarette. Là, on avait eu l'idée de demander au barman de nous amener du champagne, de mettre des flûtes, du whisky, du coca, les mecs avaient exagéré la fumée à l'image. Histoire de leur faire croire qu'on préparait notre match comme ça alors qu'on jouait le titre.

Ce jour-là, sur la place, la foule commence à chanter votre chanson "Lilian Laslandes, Lilian Laslandes quand le virage chantera et le but tu marqueras pour la joie de tes Ultras". Qu'est ce que vous ressentez à ce moment-là ? Déjà le fait d'avoir une chanson, c'est quelque chose de fou. Mon aventure bordelaise avait super bien commencé, j'arrivais d'Auxerre et j'étais un enfant du pays donc j'étais attendu au virage même si j'avais déjà une belle carte visite. Revenir sur ses terres, ce n'est jamais facile. J'ai eu l'avantage d'avoir un premier match idéal où je marque à la 90e minute sur un coup franc de Gralak repoussé par Barthez. Ce jour-là, on avait gagné 1-0 contre…



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