« Mettre l'humain au centre »

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« Mettre l'humain au centre »
« Mettre l'humain au centre »

Sylvain COUTHIER, ATFGaïa, société de recyclage informatique, Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne).

- 80 salariés.

- Chiffre d'affaires 2014 : 10,3 millions d'euros.

« Nous sommes l'avant-garde, la preuve qu'il est possible de faire fonctionner l'entreprise différemment », résume Sylvain Couthier. La clé ? « Simplement mettre l'humain au centre, ce qui n'exclut pas d'être compétitif et de travailler à la satisfaction de nos clients. » Avec cette conviction, ce patron qui voulait « gagner sa vie, mais pas à n'importe quel prix », a fait évoluer en vingt ans son entreprise de reconditionnement et recyclage de matériel informatique d'un modèle classique à celui d'entreprise adaptée, employant une majorité de personnes en situation de handicap. Ce virage n'a pas empêché ATF Gaïa de réaliser un chiffre d'affaires de 10,3 millions d'euros en 2014, en hausse de 25 % par rapport à 2013. Pour cet ancien rugbyman de haut niveau - il a joué en équipe A au Racing -, « la performance économique est indissociable d'une dimension sociale et environnementale. » Lorsqu'il intègre ATF, début'96, l'insertion des personnes handicapées est déjà une priorité pour lui. « Mon père, ainsi que mon associé dans l'entreprise, étaient concernés ». Sylvain Couthier développe des partenariats avec des centres de réadaptation pour l'embauche de techniciens.

Professionnaliser ses salariés

Lorsque ATF passe la barre des 20 salariés, 30 % sont en situation de handicap. La PME, qui rachète du matériel informatique et téléphonique en fin de vie, voit son activité se développer. En 2005, la loi modifie le statut des ateliers protégés, qui s'ouvrent au statut commercial et deviennent des entreprises adaptées, modèle auquel Sylvain Couthier décide d'adhérer. « Concrètement, cela signifie que nous nous engageons à avoir 80 % de salariés handicapés et qu'en échange nous percevons des subventions », détaille ...

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  • b.renie le mardi 27 jan 2015 à 04:15

    Il faut garder en mémoire la première réplique d'Un sale égoïste de Françoise Dorin. L'égoïste est celui qui ne pense pas à moi. C'est viscéral mais ravageur.

  • b.renie le mardi 27 jan 2015 à 04:13

    Il est vrai absolument qu'il n'est de richesse que des hommes Il suffit qu'ils soient de bonne volonté et pensent qu'ils ne peuvent pas vivre seuls dans leur coin. Chacun a besoin des autres sans eux c'est le désert : la mort.