Métropole Aix-Marseille-La justice annule l'élection de Gaudin

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    MARSEILLE, 7 janvier (Reuters) - La justice a annulé jeudi 
l'élection de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la métropole 
Aix-Marseille-Provence, une décision dont l'élu a décidé de 
faire appel. 
    Le tribunal administratif a suivi l'avis du rapporteur 
public qui avait donné raison aux six maires des 
Bouches-du-Rhône qui ont contesté l'élection du président de la 
métropole, organisée en novembre dans une ambiance houleuse. 
    Le sénateur-maire (Les républicains) de Marseille a annoncé 
sur son compte facebook son intention de faire appel de cette 
"décision incompréhensible" devant le Conseil d'Etat. 
    "L'appel étant suspensif, le président de la métropole 
continuera valablement d'exercer ses fonctions à tout le moins 
jusqu'à la décision du Conseil d'Etat en appel", précise-t-il. 
    Le Conseil d'Etat a déjà suspendu, mi-décembre, deux arrêtés 
fixant le nombre et la répartition des sièges de la métropole 
Aix-Marseille-Provence, décision qui aurait dû empêcher l'entrée 
en fonction de la plus grande métropole de France au 1er 
janvier. 
    Le préfet des Bouches-du-Rhône a toutefois confirmé sa 
création dans un courrier adressé aux six présidents des 
intercommunalités concernées, jugeant que la décision du Conseil 
d'Etat "ne remet pas en cause cette création". 
    Le Conseil d'Etat avait pris cette mesure dans l'attente 
d'une décision du Conseil constitutionnel, qui doit se prononcer 
avant fin février sur une question prioritaire de 
constitutionnalité (QPC) relative à une disposition législative 
fixant les règles de composition du conseil de la future 
métropole. 
    "Seule la décision à venir du Conseil constitutionnel sur la 
représentativité du conseil métropolitain permettra d'engager le 
fonctionnement institutionnel normal et complet de la 
métropole", souligne jeudi Jean-Claude Gaudin. 
    Projet phare du gouvernement, la métropole 
Aix-Marseille-Provence doit devenir la plus importante de 
France. Elle doit regrouper six intercommunalités sur un 
territoire de plus de 3.000 km2 et 1,8 million d'habitants 
quatre fois plus étendu que le Grand Paris et six fois plus 
vaste que la métropole lyonnaise. 
    Ce projet suscite cependant des divisions à l'intérieur même 
des partis politiques, les élus locaux se répartissant entre 
partisans et adversaires acharnés du projet à la fois dans les 
rangs du PS et du parti Les Républicains.  
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • mark92 le jeudi 7 jan 2016 à 20:11

    Merci tobirat. Retour dans l'île. Et dire que les Français vont payer sa retraite de ministre à la Kanak.