Messieurs les Anglais, pleurez les premiers

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Messieurs les Anglais, pleurez les premiers
Messieurs les Anglais, pleurez les premiers

Les Anglais rentrent à la maison, où presque tout le monde les attend le fouet à la main. Le grand jeu du lynchage a d'ailleurs déjà démarré dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais au delà des formules chocs et des démissions, le sentiment de supériorité des Anglais, l'une des causes principales de leur déroute, est peut-être enfin en train de s'effriter.

Il y a d'abord tous ces souvenirs et ces chiffres, qui font chaud au cœur quand on est Anglais. Cette Coupe du monde 1966 gagnée à la maison, ces douze victoires en Ligue des champions, les près de deux millions et demi de licenciés revendiqués par la Fédération, le statut de pays qui a inventé le football, et offert ce sport au reste du monde. Et puis il y a la réalité, crue, brute, et plus compliquée à assumer. Celle d'un pays dont l'équipe n'a rien gagné depuis une moitié de siècle, dont les clubs sont devenus des clowns du mercato dont on attend plus la prochaine bêtise à 70 millions que de les voir prétendre à la victoire en C1, et qui s'est réveillé ce mardi matin avec une gueule de bois digne des plus grandes bitures dans les pubs. Premiers à lapider leurs joueurs, les terribles médias anglais n'ont jamais été fans du concept de peser leurs mots. Le Times parle de la " défaite la plus humiliante en 144 ans pour l'équipe nationale ", avant d'attribuer la note de 0 à tous leurs joueurs. " L'élimination la plus infâme de l'histoire de la sélection ", enchaine le Guardian, quand le Sun, toujours partant pour le too much, traite les joueurs anglais d' " idiots " sur sa une. Un champ lexical de la débâcle également utilisé par les anciennes gloires du foot anglais, qui ont massivement tweeté des " abominable, pathétique " pour Alan Shearer, ou " c'est la pire défaite de notre histoire " du côté de chez Gary Lineker. Michael Owen est lui resté " sans voix ", quand Rio Ferdinand s'est dit " estomaqué ". La remise en question arriverait-elle enfin outre-Manche ?

Les yeux plus gros que le ventre


La première conséquence était aussi prévisible que radicale : bye bye Roy Hodgson, démissionnaire dès la conférence de presse d'après-match. Les joueurs, eux, étaient encore tout penauds après le coup sur la carafe qu'ils venaient de recevoir. " Je ne sais pas ce qu'il faut améliorer à l'avenir " se questionnait capitaine Wayne Rooney, avant d'espérer des jours meilleurs : " C'est difficile à…



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