Messieurs, la bande aux noeuds papillons roses vous regarde !

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Messieurs, la bande aux noeuds papillons roses vous regarde !
Messieurs, la bande aux noeuds papillons roses vous regarde !

D’un geste il a réveillé une époque, une histoire, une épopée et l’a reliée au monde moderne. D’une simple petite offrande, il a voulu raviver les couleurs ciel et blanc. Quand Philippe Guillard, ancien ailier champion de France avec le Racing en 1990, a donné son noeud papillon rose à Dan Carter, l’ouvreur champion du monde avec les All Blacks, sur le plateau du Canal Rugby Club le 6 décembre dernier, il ne l’a pas fait à la légère.

 

« Cela n'avait rien d'une plaisanterie, explique le journaliste et scénariste de films. J'ai senti que c’était le moment, et qu'avec lui, le Racing allait de nouveau soulever le bouclier de Brennus. Dès qu’il est arrivé, on a vu qu’il transformait, qu’il sublimait par sa seule présence ses coéquipiers. Le noeud papillon que je lui ai offert, c'est vraiment celui que je portais lors de la finale gagnée en 1990 contre Agen. Il m’a promis de le glisser dans une chaussette. A chaque fois que je le croise depuis, je lui rappelle sa parole. » Avec ce présent, Dan Carter a vite pris la mesure d'un passé dont il avait déjà entendu parler. Une parenthèse enchantée qui a ouvert le rugby hexagonal sur d'autres horizons. Au beau milieu des années 1980, une bande de titis parisiens décide de s'affranchir des codes en vigueur. Blanc, Lafond, Mesnel, Rousset, Guillard, régalent par leurs prouesses sur le terrain mais aussi par leur manière décalée d'aborder ce sport qui est encore amateur.

 

Ils jouent à Bayonne avec des bérets, se griment le visage en noir à Toulouse en hommage à leur pilier Vincent Lelano, qui a essuyé des insultes racistes le match précédent, entrent sur la pelouse en veste de blazer à Clermont-Ferrand lors d'un quart de finale contre Brive... « A l’époque, on voulait juste s'amuser, souligne Philippe Guillard. A Colombes, c’était triste, il n'y avait personne alors c'est à l’extérieur que l'on allait raconter notre belle histoire. Quand on est ...

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