Messi, la condamnation sans la zonzon

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Messi, la condamnation sans la zonzon
Messi, la condamnation sans la zonzon

Condamné à vingt-et-un mois de prison et à une amende de deux millions d'euros, Lionel Messi devient le coupable fiscal le plus célèbre d'Espagne. Même s'il ne passera pas par la case prison, l'Argentin s'offre une publicité dont il se serait bien passé.

Pour la famille Messi, l'été s'annonce pesant. La défaite en finale de la Copa America suivie de l'annonce précipitée d'une retraite internationale à seulement 28 piges ne sont toujours pas digérées qu'un nouveau chapitre ombrageux s'ouvre. Judiciaire, il prend la forme d'une condamnation à vingt-et-un mois de prison et d'une amende, salée, à hauteur de deux millions d'euros. Une décision de l'Audience Provinciale de Barcelone qui s'applique également à son paternel, Jorge, lui amendé à hauteur de un million et demi d'euros. Inférieure à deux ans, la peine s'apparente à du sursis puisqu'aucun des deux Argentins ne prendra la direction de la geôle, mais elle rajoute du grain à moudre au moulin des détracteurs du Ballon d'Or. Car reconnu coupable de fraude fiscale envers le Trésor espagnol à hauteur de 4,1 millions d'euros, il reprend le costume de cible favorite d'une certaine presse. Et cette fois, difficile de retrouver quelque chose à redire aux critiques véhémentes qui pleuvent sur le désormais condamné le plus célèbre outre-Pyrénées. Sauf pour le Barça, soutien indéfectible de son franchise-player.

Messi : "Moi, je ne jouais qu'au football"


Pour trouver trace de la genèse de cette affaire, il faut revenir au début de la carrière professionnelle du natif de Rosario. Pro depuis tout juste trois ans et un premier contrat signé en 2004, Messi commence à se faire un nom au milieu des Henry, Eto'o et autres Ronaldinho. Quatrième fantastique blaugrana, les contrats publicitaires et autres sponsorings abondent devant sa porte. De fait, il charge son père Jorge, qui l'a suivi dans son périple barcelonais depuis son départ de l'Argentine, de ficeler et d'officialiser toute la paperasse administrative et fiscale quant à ses droits à l'image. Une délégation qui s'accompagne, donc, d'une fraude fiscale à hauteur de 4,1 millions d'euros sur les années 2007, 2008 et 2009. Même s'il insiste sur sa mauvaise connaissance de tous ces dossiers en juin dernier devant le juge - "Moi, je ne jouais qu'au football, j'avais confiance en mon père et je n'avais aucune idée de ce que je signais" -, Messi se retrouve pourtant confronté à un montage financier passant par des sociétés offshores basées dans des paradis fiscaux qu'il a validé de sa propre signature. Ce qui n'est pas passé…


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