Messi au Gabon, y a bon !

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Messi au Gabon, y a bon !
Messi au Gabon, y a bon !

Pendant deux jours, Lionel Messi a honoré le Gabon de sa présence, à la grande satisfaction d'Ali Bongo. Mais entre short en jean, critiques acerbes et voyage en voiturette, le week-end exotique a eu des airs de Tintin au Congo.

On l'a d'abord accusé d'être obsolète, avec son vocabulaire colonial, ses images corrosives et son amour de l'archétype racial. On l'a ensuite vilipendé, interdit de publication, banni des écoles. Pourtant, force est de constater que l'album cher à Hergé est plus que jamais d'actualité. Pour la première fois parues en juin 1930, Les Aventures de Tintin au Congo ont connu ce week-end en étonnant remake, qui aurait presque ridiculisé l'original s'il y avait eu un méchant digne d'Al Capone, terré quelque part dans l'ombre à Libreville, pour agrémenter un scénario déjà bien fourni. Dans le rôle du jeune reporter à houpette, un footballeur argentin nommé Lionel Messi. Et à la place de Coco, le gentil boy qui guide le puissant toubab, le président gabonais Ali Bongo. Tout est réuni pour que l'incroyable duo fasse des étincelles : un cadre exotique, un voyage initiatique, des millions de dollars à récupérer. Comme c'est marqué dans la BD : "Alors, c'est convenu, Coco, tu m'accompagneras pendant tout mon voyage." Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme sur des roulettes. Notre guide ne le sait pas encore, mais avec Tintin, il y a toujours des imprévus. Et pas seulement à la Copa América.

Safari sauvage


Certes, Lionel Messi n'est pas arrivé en paquebot, comme notre illustre héros. Mais plutôt en avion, à l'instigation de son fidèle compagnon Samuel Eto'o. Sur le tarmac de l'aéroport, en revanche, le short est bien de rigueur. Chaleur oblige. "Le Messie du foot est arrivé au Gabon comme dans un zoo : sale, mal rasé, les mains dans les poches à la recherche de cacahuètes à balancer !" s'est indigné dans un communiqué l'Union pour le peuple gabonais, le parti d'opposition de gauche : "Quand on se nomme Lionel Messi et qu'on est multi-milliardaire, on n'a pas le droit de se présenter devant des officiels d'une République, même bananière, avec un short déchiré et en guenilles. C'est un manque de savoir-vivre affligeant." En terrain conquis, le quadruple Ballon d'or ne semble pas relever l'indélicatesse. D'autant plus qu'en face, les autochtones sont tout chamboulés. Une photo avec les ministres par-ci, une pose souvenir par-là. Aux anges, Ali Bongo s'oublie et joue les chauffeurs de luxe. En voiture ! Manque seulement la girafe, comme sur la couverture. "Sur la forme, certains Gabonais n'ont pas compris l'attitude de leur…


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