Messages cryptés des terroristes: la Cnil contre "les portes dérobées"

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Messages cryptés des terroristes: la Cnil contre "les portes dérobées"
Messages cryptés des terroristes: la Cnil contre "les portes dérobées"

Les jihadistes les utilisent pour échapper à la surveillance mais les supprimer ferait peser un risque plus grand encore : la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) s'oppose à l'utilisation des "portes dérobées", logiciels permettant l'accès aux informations cryptées.Apple s'est trouvé au c?ur d'une bataille juridique sur les portes dérobées après qu'une juge américaine a exigé qu'il aide la police fédérale (FBI) à accéder au contenu crypté de l'iPhone d'un des auteurs radicalisés de la fusillade de San Bernardino, qui avait fait 14 morts début décembre en Californie.En France, le procureur de Paris François Molins a fait part des préoccupations des enquêteurs pour accéder aux contenus de smartphones cryptés dans des affaires terroristes."Tous les smartphones qu?on essaie d?exploiter sont verrouillés et cryptés. C?est un gros souci car si la personne ne veut pas donner le code d?accès on ne peut plus rentrer dans le téléphone. On a toujours un téléphone dans l?affaire Ghlam (mis en examen pour un attentat avorté à Villejuif, ndlr) dans lequel on n?a pas pu pénétrer. L?an dernier on a eu 8 smartphones qui n?ont pas pu être pénétrés", a-t-il expliqué."La puissance publique a à sa disposition, dans un cadre parfaitement clair et légal, accès à des données". Mais autoriser en plus l'usage de "backdoors" ou "portes dérobées" pour, dans tous les cas, permettre aux services de police d'accéder à une information qui sera le cas échéant cryptée et non décryptable n'est "pas une bonne solution", a dit vendredi la présidente de la Cnil, Isabelle Falque-Pierrotin, à l'occasion de la présentation de son rapport annuel.S'il pourrait y avoir, selon elle, un bénéfice sur un cas en particulier, "les effets systémiques collectifs d'un dispositif de ce type seraient extrêmement négatifs en termes de fragilisation de cette ...

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