Message rassurant après la fuite de gaz de l'usine de Rouen

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ROUEN, Seine-Maritime (Reuters) - Les rejets de gaz nauséabond par l'usine Lubrizol de Rouen ont considérablement diminué, a annoncé mercredi le préfet de Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni.

Le nuage de gaz mercaptan, que le gouvernement affirme sans danger à faible dose, a été ressenti dans la nuit de lundi à mardi jusque dans la région parisienne et sur la côte sud de l'Angleterre.

Une opération visant à arrêter ce dégagement de gaz a commencé vers 01h00 dans la nuit de mardi à mercredi.

"La neutralisation se passe bien, il n'y a plus de mercaptan autour de l'usine", a déclaré dans la matinée Pierre-Henry Maccioni.

Les concentrations relevées mercredi matin sont inférieures aux seuils de détection aux abords de l'usine, ce qui permet aux 260 salariés des cinq usines avoisinantes de reprendre le travail, a précisé le directeur de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, Patrick Berg.

Pour l'instant, deux tonnes de la solution délétère ont été traitées sur un total de 36 tonnes. Mais "il va y avoir une montée en charge", prévient le préfet, qui estime que "les opérations vont prendre plusieurs jours".

Jugeant que cette opération prendrait "un certain temps", la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a pour sa part jugé sur Europe 1 qu'il valait mieux "prendre ce temps que de prendre des risques".

Une enquête administrative sera ouverte pour déterminer les causes de la fuite. L'émanation de gaz est "sans doute" liée à "une négligence ou une faute", a-t-elle dit.

Marc Parrad, avec Chine Labbé à Paris

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