"Mes souvenirs d'Auschwitz"

le
2
70 ans après la libération du camps d'Auschwitz-Birkenau, les ruines des chambres à gaz et les fours crématoires, que les nazis ont fait sauter avant de fuir, choquent les visiteurs autant que les ruines de quelque 300 baraquem
70 ans après la libération du camps d'Auschwitz-Birkenau, les ruines des chambres à gaz et les fours crématoires, que les nazis ont fait sauter avant de fuir, choquent les visiteurs autant que les ruines de quelque 300 baraquem

À 86 ans, Sarah Montard née Lichtsztejn peut oublier ce qu'elle est venue chercher dans une pièce, retourner dans une autre sans savoir ce qu'elle y fait. Avec le temps, la mémoire s'envole. Reste pourtant cette "période" de sa vie qu'elle n'oublie pas, ces douze mois passés dans les camps de la mort, qu'elle restitue avec détails. Des souvenirs tatoués à jamais. Elle avait 14 ans, le 15 juillet 1942, quand elle apprend par une camarade qu'une arrestation massive de femmes, d'enfants et de vieillards se prépare à Paris. Elle le rapporte à sa mère qui hausse les épaules. Pour la rassurer, elle lui promet de rester éveillée toute la nuit. Elle finira par s'endormir sur la chaise de la cuisine. Le lendemain à l'aube, un inspecteur en civil et un gardien de la paix frappent à la porte et somment la mère de réunir quelques affaires dans une valise. Sarah ne figure pas sur la liste des personnes recherchées, qu'importe, on l'y ajoute d'un coup de crayon. "J'avais honte et j'étais terrifiée""Ma mère les suppliait à genoux de ne pas m'embarquer, j'avais honte. J'avais honte et j'étais terrifiée, raconte-t-elle. La rue était pleine de parents hagards qui portaient leurs enfants mal réveillés qui hurlaient. Des policiers les entouraient comme des criminels. Nous étions faits prisonniers parce que nous étions juifs." Le convoi traverse Paris en bus et termine rue Nelaton dans le 15e arrondissement, devant le Vél d'Hiv. "Tout le monde...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • manta92 le mardi 27 jan 2015 à 07:50

    S'en "tamponner" c'est le meilleur moyen pour que les drames du passé se reproduisent un jour...

  • PzKpfw le mardi 27 jan 2015 à 07:34

    La meme rengaine tous les ans. Ca + 14-18 et 39-45, ça lasse. C'est dit : je m'en tamponne.