Merkel viendra parler Europe, pas pour un meeting, dit Sarkozy

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NICOLAS SARKOZY DIT QU'ANGELA MERKEL VIENDRA À PARIS PARLER EUROPE ET NON PARTICIPER À UN MEETING DU PARTI
NICOLAS SARKOZY DIT QU'ANGELA MERKEL VIENDRA À PARIS PARLER EUROPE ET NON PARTICIPER À UN MEETING DU PARTI

PARIS (Reuters) - Si Angela Merkel vient en France avant l'élection présidentielle, ce sera pour parler Europe et non pour participer à une réunion électorale de Nicolas Sarkozy, a déclaré mercredi le président français sur Europe 1.

La chancelière viendra "sans doute à un moment ou à un autre" mais pas pour un meeting, a dit le président français, candidat à un second mandat.

"La campagne électorale c'est l'affaire des Français, c'est une affaire entre nous", a expliqué le chef de l'Etat sortant, qui a en revanche estimé qu'il n'était "pas anormal" qu'il discute avec Angela Merkel des questions européennes.

Hermann Gröhe, secrétaire général de l'Union chrétienne-démocrate, le parti de la chancelière, avait laissé entendre fin janvier, lors d'un conseil national de l'UMP, qu'elle viendrait soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de la campagne présidentielle française au printemps.

Le 6 février, Angela Merkel, de passage à Paris, avait apporté publiquement son soutien au chef de l'Etat français.

"Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis", avait-elle dit en marge d'un conseil des ministres franco-allemand.

Elle avait alors rappelé que Nicolas Sarkozy était allé la soutenir en Allemagne en mai 2009 quand elle briguait, elle aussi, un deuxième mandat.

"L'AMITIÉ" DE SARKOZY POUR MERKEL

Le soutien appuyé de la chancelière, qui a jusqu'ici refusé de recevoir l'adversaire socialiste du président français, François Hollande, a provoqué des remous des deux côtés du Rhin.

Nicolas Sarkozy avait dit dès la mi-février qu'il ne prévoyait pas de meeting commun avec elle.

Des sources proches de la direction de l'UMP disent qu'il n'en a jamais été question. Interrogé mardi en marge d'un colloque de l'Association française des entreprises privées (AFEP), le secrétaire général du parti présidentiel, Jean-François Copé, a pour sa part feint l'ignorance.

"Je n'ai pas d'information sur ce point. Ça n'a pas été évoqué, en tout cas pas à mon niveau", a-t-il dit à Reuters.

Depuis 2007, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont formé un tandem atypique, aux relations parfois tendues, au moins au début, mais plutôt efficace, au sein de l'Union européenne, notamment lorsqu'il s'est agi de gérer la crise financière de 2008-2009, puis la crise de l'euro.

Le président français a réaffirmé lundi qu'il avait de "l'affection" et de "l'amitié" pour la chancelière, confidence qu'il a assorti d'une anecdote sur leurs nombreux sommets.

"On a une différence, Angela Merkel et moi (..) Elle prend le petit déjeuner dans les hôtels où on est dans la salle à manger et moi je vais courir tôt le matin", a-t-il raconté.

"Je lui ai dit : pourquoi tu vas dans la salle à manger ? Et en riant elle m'a dit : parce qu'il y a plus de choix."

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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  • M4189758 le mercredi 14 mar 2012 à 12:10

    JPi - En effet, pour nous parler d'Europe, il vaut mieux que ce soit Mme Merkel plutôt qu'un de nos polis tiques franchouillards. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent en ...allemand.