Merkel tempère les attentes d'un accord TTIP rapide

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    BERLIN, 8 juin (Reuters) - La chancelière allemande Angela 
Merkel a cherché mercredi à limiter les attentes vis-à-vis du 
traité de libre-échange en cours de négociation entre l'Union 
européenne et les Etats-Unis, ajoutant que la décision finale se 
ferait en fonction des bénéfices que l'Europe pourra ou non en 
tirer. 
    Les dirigeants européens sont moins optimistes quant à la 
possibilité de boucler le Partenariat transatlantique de 
commerce et d'investissement (TTIP) avant la fin du mandat du 
président américain, Barack Obama, en janvier 2017.  
    Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a 
récemment jugé le processus de négociation "gelé" et s'est 
demandé si les Etats-Unis voulaient véritablement un accord. 
    "D'un côté nous devons considérer que notre tâche est de 
développer un accord ambitieux (...) D'un autre côté nous ne 
devons pas faire trop monter les attentes", a déclaré Angela 
Merkel devant la fédération allemande du secteur de 
l'électronique.  
    Mais peu après, lors d'une conférence organisée par son 
parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), elle a souligné 
l'urgence qu'il y avait à conclure cet accord commercial. 
    "Nous devons réaliser rapidement des progrès", a-t-elle dit 
au sujet du TTIP, ajoutant que son parti y restait engagé. 
    Angela Merkel avait redit le mois dernier sa volonté de 
conclure cette année les négociations sur le traité de 
libre-échange. 
    Les partisans du TTIP disent que l'accord pourrait avoir des 
retombées positives de 100 milliards de dollars (88 milliards 
d'euros) sur les économies des deux côtés de l'Atlantique. Ses 
détracteurs assurent qu'il accorderait trop de pouvoir aux 
multinationales, au détriment des consommateurs et des salariés. 
    Un sondage publié en avril montrait que le soutien en faveur 
du TTIP était en chute libre dans l'opinion publique, aussi bien 
en Allemagne qu'aux Etats-Unis.   
    Aux Etats-Unis, le républicain Donald Trump et le démocrate 
Bernie Sanders, candidats à l'investiture de leur parti pour 
l'élection présidentielle, ont vivement critiqué les accords de 
libre-échange.     
 
 (Gernot Heller et Andreas Rinke, Juliette Rouillon pour le 
service français, édité par Véronique Tison) 
 
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