Merkel prend ses distances avec la CSU sur l'usage de l'allemand

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BERLIN, 8 décembre (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel a pris ses distances lundi avec la proposition des conservateurs bavarois de la CSU de rendre obligatoire l'usage de l'allemand à la maison dans les familles d'immigrés. La proposition faite ce week-end par les chrétiens-sociaux, parti allié à la CDU d'Angela Merkel, a provoqué un tollé, la presse parlant de discrimination et les caricaturistes tournant l'idée en ridicule. "Cela n'entre pas dans le cadre de l'accord de coalition et ce n'est pas la politique du gouvernement", a déclaré Steffen Seibert, porte-parole d'Angela Merkel, lundi lors d'une conférence de presse, au sujet de la proposition de la CSU. Il a ajouté cependant qu'aux yeux du gouvernement, l'aptitude à bien parler l'allemand était la clé de l'intégration des immigrants et de leur réussite à l'école comme au travail. La CSU semble avoir depuis ce week-end mis un peu d'eau dans son vin, à en croire certains médias qui citent une nouvelle mouture de la proposition considérant seulement que les immigrants "doivent être incités à parler allemand dans leur vie quotidienne". En première page du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, une tribune tourne en dérision lundi la proposition de la CSU en déclarant que l'allemand est une langue étrangère pour les Bavarois eux-mêmes, qui parlent la langue de Goethe avec un fort accent, en roulant les "r". (Thorsten Severin et Michael Nienaber; Eric Faye pour le service français)

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