Merkel et Schaüble souhaitent rencontrer les dirigeants grecs

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BERLIN, 2 février (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel aura l'occasion de s'entretenir avec le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras lors du prochain sommet européen, le 12 février, après une rencontre prévue dans les prochains jours entre leurs ministres des Finances, a-t-on appris lundi de sources officielles. La date de l'entretien entre Wolfgang Schäuble et Yanis Varoufakis n'a pas encore été fixée, a précisé la porte-parole du ministère allemand des Finances, Marianne Kothe. "Le gouvernement allemand souhaite avoir un entretien avec le nouveau Premier ministre grec; nous n'avons pas de demande spécifique mais il y aura des occasions", a déclaré la porte-parole d'Angela Merkel, Christiane Wirtz, selon laquelle Berlin veut entendre les propositions grecques. "Nous souhaitons et nous avons intérêt à avoir de bonnes relations avec le gouvernement grec mais l'Allemagne ne dérogera pas aux principes de sa politique concernant l'euro", a-t-elle ajouté. Alexis Tsipras s'est engagé à mettre fin à la politique d'austérité imposée à la Grèce par ses créanciers (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), en contrepartie de son plan d'assistance financière, et à restructurer la dette grecque. Angela Merkel a exclu samedi tout effacement de dette, précisant dans un entretien accordé au journal Die Welt que l'Union européenne continuerait à soutenir la Grèce à condition que cette dernière continue à mener des réformes et à contrôler ses dépenses publiques. PAS DE CHANGEMENT UNILATÉRAL Wolfgang Schäuble a de son côté prévenu lundi que Berlin n'accepterait pas qu'Athènes modifie unilatéralement les termes de son programme d'aide. "Nous souhaitons que la Grèce poursuive sur la voie de la réussite, dans l'intérêt du pays et des Grecs, mais nous n'accepterons pas de changements à sens unique", a dit le ministre allemand à l'occasion d'un forum sur la zone euro organisé par Reuters. Le programme d'aide ayant été prolongé jusqu'au 28 février, "il reste du temps pour échanger des idées et entendre ce que les uns et les autres ont à dire", a estimé sa porte-parole. Marianne Kothe et Christiane Wirtz ont toutes deux écarté l'hypothèse d'une suppression de la "troïka" des créanciers de la Grèce, réclamée par Athènes et à laquelle le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker serait favorable, selon le journal allemand Handelsblatt daté de lundi. "Le gouvernement allemand ne voit aucune raison de supprimer ce mécanisme de supervision par la troïka, puis des décisions politiques prises sur la base des conclusions de la troïka. Et nous n'avons aucune raison de penser que l'UE se distancie de ce processus d'évaluation", a dit la porte-parole d'Angela Merkel. (Stephen Brown et Alexandra Hudson; Tangi Salaün pour le service français)

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