Merkel et Hollande affirment leur accord sur les réfugiés

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CONCORDANCE DE VUE SUR LA CRISE DES RÉFUGIÉS ENTRE PARIS ET BERLIN
CONCORDANCE DE VUE SUR LA CRISE DES RÉFUGIÉS ENTRE PARIS ET BERLIN

STRASBOURG (Reuters) - Angela Merkel et François Hollande, réunis dimanche soir à Strasbourg, ont affirmé une concordance de vue sur la crise des réfugiés qui sera l’un des principaux sujets à l’ordre du jour du prochain sommet européen des 18 et 19 février, a-t-on appris dans l’entourage du président français.

La chancelière allemande et le président de la République sont tombés d’accord pour faire du plan d’action défini par la Commission européenne une priorité, a-t-on précisé de même source.

Ce plan passe par une aide à la Grèce pour le contrôle de ses frontières, par un renforcement des moyens d’enregistrement et d’accueil des réfugiés mais aussi par la lutte contre les passeurs et l’accélération des procédures d’expulsion des migrants irréguliers.

Il prévoit également une aide à la Turquie pour permettre à celle-ci de fixer sur son sol une grande partie des flux de réfugiés.

Selon l’Elysée, les deux dirigeants ont également "exprimé une vive préoccupation partagée" concernant la Syrie où les forces du président Bachar Al Assad, aidées par l’aviation russe, ont lancé une offensive sur la ville d’Alep, partiellement tenues par les rebelles, provoquant un nouvel exode de population.

S’agissant du projet d’accord avec le Royaume Uni, l’autre sujet au menu du prochain conseil européen, ils ont "exprimé une approche commune", a-t-on également rapporté dans l’entourage du président français.

Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus durant une heure et demie à la préfecture du Bas-Rhin, avant de dîner dans un restaurant proche du centre de Strasbourg, Le Pont corbeau, en compagnie du président allemand du Parlement européen, Martin Schulz, à l’origine de l’invitation.

Dans cette winstub (restaurant-bar à vins servant des spécialités alsaciennes) au style traditionnel, les trois convives se sont vu proposer de la tarte à l’oignon, des filets de harengs en entrée, du Bibeleskaes (fromage blanc, pommes de terre et lardons) ou du fondant de boeuf en plat de résistance.

Les deux chefs d’Etat s’étaient déjà retrouvés pour une rencontre informelle dans un restaurant strasbourgeois le 30 janvier 2015, déjà à l’invitation de Martin Schulz, un social démocrate qui maîtrise aussi bien l’allemand que le français.

(Gilbert Reilhac, édité par Myriam Rivet)

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  • titresyl le lundi 8 fév 2016 à 08:23

    ce sont tous les deux des traîtres envers leur patrie !!!