Merkel écourte ses vacances pour défendre sa politique

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    BERLIN, 28 juillet (Reuters) - La chancelière allemande 
Angela Merkel a écourté ses vacances, jeudi, pour défendre sa 
politique d'accueil des migrants et des réfugiés de plus en plus 
contestée avec la multiplication des attaques dont certaines ont 
été attribuées à des radicaux islamistes. 
    Angela Merkel tiendra une conférence de presse à 11h00 GMT à 
Berlin après la série d'attaques qui ont fait 15 morts, dont 
quatre assaillants, et des dizaines de blessés depuis le 18 
juillet. 
    Selon les autorités, deux des assaillants, un demandeur 
d'asile syrien et un réfugié originaire d'Afghanistan ou du 
Pakistan, étaient liés au djihadisme. 
    Ces attaques ont dissipé les dernières illusions qui 
pouvaient laisser croire aux Allemands que leur pays était à 
l'abri de la violence islamiste. 
    De la gauche à la droite, de nombreux responsables 
politiques fustigent la politique d'accueil d'Angela Merkel qui 
a permis à plus d'un million de migrants et réfugiés d'entrer 
l'année dernière en Allemagne. 
    "Toutes nos prédictions se sont avérées justes", a déclaré 
Horst Seehofer, ministre-président du Land de Bavière et 
opposant de longue date à la politique de la chancelière. "Le 
terrorisme islamique est arrivé en Allemagne", a-t-il encore 
dit, réclamant un durcissement des mesures de sécurité et des 
politiques d'immigration. 
    En vacances dans le nord de l'Allemagne depuis samedi, 
Angela Merkel a délégué à son ministre de l'Intérieur, Thomas de 
Maizière le soin de répondre à ces accusations. 
    Contrairement au président François Hollande, qui s'est 
déplacé mardi en Normandie après le meurtre d'un prêtre, Angela 
Merkel ne s'est pas rendue sur les lieux des dernières attaques 
ce qui a soulevé quelques interrogations en Allemagne. 
    Les critiques ne viennent pas que de la droite puisque des 
représentants du parti d'extrême gauche "Die Linke" reprochent à 
leur tour la gestion d'Angela Merkel. 
    Sahra Wagenknecht a ainsi fustigé le credo "désinvolte" de 
la chancelière qui répète "Wir schaffen das", "nous pouvons le 
faire", à propos de la crise des réfugiés. 
    "Les événements de ces derniers jours montrent que l'entrée 
et l'intégration d'un grand nombre de réfugiés et de migrants 
provoque de nombreux problèmes", a-t-elle poursuivi. 
 
 (Paul Carrel,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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