Merkel durcit le ton vis-à-vis des demandeurs d'asile

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    BERLIN, 1er septembre (Reuters) - La chancelière allemande, 
Angela Merkel, souhaite que le rythme des expulsions des 
demandeurs d'asile déboutés s'accélère, s'efforçant ainsi de 
répondre aux préoccupations de l'opinion publique, ont déclaré 
jeudi à Reuters des parlementaires. 
    Critiquée jusque dans son camp pour son approche conciliante 
de la crise des migrants, dont près d'un million sont arrivés 
l'année dernière en Allemagne, Angela Merkel a déploré devant 
les parlementaires de sa formation politique, que trop de 
demandeurs d'asile demeuraient sur le sol allemand après avoir 
vu leur demande rejetée. 
    "La chose la plus importante dans les mois à venir, c'est le 
rapatriement, le rapatriement et encore une fois, le 
rapatriement", a martelé la chancelière citée par des sources de 
Reuters. 
    Cette attitude tranche avec celle qu'elle avait jusque là 
adoptée, promettant à plusieurs reprises: "Nous pouvons le 
faire" et refusant de fixer des quotas sur le nombre de 
réfugiés. 
    Soucieuse d'être réélue l'année prochaine pour un quatrième 
mandat et alors que deux scrutins régionaux se profilent en 
l'espace d'à peine trois semaines, Angela Merkel met désormais 
le projecteur sur les 215.000 migrants dont les demandes d'asile 
ont été rejetées. 
    Beaucoup viennent de pays comme le Maroc, l'Algérie, la 
Tunisie, l'Albanie, le Kosovo, la Serbie, la Macédoine, la 
Bosnie le Ghana ou le Sénégal, des pays jugés suffisamment sûrs 
par les autorités allemandes pour qu'ils y soient expulsés. 
    Le ministre allemand de l'intérieur, Thomas de Maizière, a 
déclaré mercredi lors d'un conseil des ministres que 21.000 
personnes avaient été expulsés l'année dernière. Au cours des 
sept premiers mois de l'année, ce chiffre s'est élevé à 35.000 
et il a dit espérer qu'il atteigne au moins 100.000 cette année. 
    Après avoir essuyé en août deux défaites humiliantes aux 
élections régionales, Angela Merkel a dit à son camp qu'il était 
important de prendre au sérieux les préoccupations des 
électeurs. 
    Dimanche, la CDU est menacée d'arriver troisième dans le 
Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, derrière le parti 
anti-immigrants Alternative für Deutschland (AfD) qui récupère 
peu à peu les voix de conservateurs déçus par la politique de la 
chancelière. 
    Un autre scrutin doit être organisé le 18 septembre dans le 
Land de Berlin et là encore, la CDU risque d'essuyer une lourde 
défaite. 
 
 (Andreas Rinke et Erik Kirschbaum,; Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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  • 34flora il y a 3 mois

    ça fait réfléchir de prendre des claques !!! dommage qu'elle ne les ait pas pris avant !