Merkel défend la démocratie et la coopération internationale

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    BERLIN, 23 novembre (Reuters) - La chancelière Angela 
Merkel, prononçant son premier grand discours depuis l'annonce 
dimanche de sa candidature à un quatrième mandat, a défendu 
mercredi les valeurs démocratiques et la coopération 
multilatérale, tout en soulignant que l'Allemagne "ne peut pas 
régler tous les problèmes" du monde. 
    L'expérience de la division de l'Allemagne après la guerre a 
montré que la démocratie et la liberté ne pouvaient pas être 
tenues pour acquises, et l'Europe doit coopérer avec les 
Etats-Unis et ses autres alliés à la défense de ces valeurs, 
a-t-elle dit devant les députés du Bundestag. 
    "Je suis profondément convaincue que l'ouverture nous 
apportera davantage de sécurité que l'isolement", a-t-elle 
ajouté dans son discours de 40 minutes. 
    Dans un monde de plus en plus complexe et déstabilisé par le 
terrorisme, les peuples et les pays du monde entier ont à 
choisir entre se replier sur eux-mêmes ou défendre les valeurs 
démocratiques et coopérer avec leurs partenaires internationaux. 
    Rejetant l'isolationnisme, elle s'est livrée à un plaidoyer 
pour la "défense de nos valeurs, que nous estimons justes et 
importantes, non seulement chez nous en essayant de les protéger 
avec nos partenaires européens, mais aussi avec les Etats-Unis 
et les alliés du monde entier". Sans le nommer, elle a ainsi 
appelé le président élu américain Donald Trump à la coopération. 
    La chancelière a tenu à bien délimiter le champ des 
capacités de son pays, que d'aucuns investissent d'un rôle 
nouveau si Trump oriente bel et bien les Etats-Unis vers une 
phase d'isolationnisme. 
    "Nous ne pouvons pas faire face à tout le problème de la 
faim dans le monde, pas plus que nous ne pouvons régler celui 
des 65 millions de réfugiés ou changer l'ordre politique partout 
où nous le souhaiterions", a-t-elle expliqué. 
    Malgré tout, alors que l'Allemagne s'apprête à assumer à 
partir de décembre la présidence du G20, la chancelière estime 
que Berlin doit coopérer avec le reste de la communauté 
internationale pour que la mondialisation soit une réussite. 
    "J'estime que nous devons oeuvrer de concert avec d'autres à 
encadrer la mondialisation, sur la base des intérêts communs et 
du multilatéralisme", a continué la chancelière. 
 
 (Paul Carrel; Eric Faye pour le service français) 
 
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  • m.naji1 il y a 7 mois

    Le peuple c est combien d avis?

  • noterb1 il y a 7 mois

    la démocratie ? où est-elle dans cette Europe qui ne veut pas tenir compte de l'avis des peuples ?