Merkel bouleverse le marché européen du nucléaire

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La décision de la Chancelière allemande d'arrêter les derniers réacteurs allemands en 2022 suscite des inquiétudes sur l'approvisionnement électrique de l'Europe et le coût du kilowattheure outre-Rhin.

Dix ans. C'est le délai au terme duquel le dernier des dix-sept réacteurs nucléaires d'Allemagne s'arrêtera définitivement, a annoncé le ministre allemand de l'Environnement dans la nuit de dimanche à lundi au terme d'une longue négociation entre les partenaires de la coalition au pouvoir.

Décidé après la catastrophe de Fukushima, ce choix de la première puissance économique européenne d'une sortie rapide du nucléaire va faire des vagues à travers tout le Vieux Continent. En Autriche, pays qui a interrompu son programme atomique en 1978, le ministre de l'Environnement, Nikolaus Berlakovich, en toute logique, se réjouit : «Cela montre qu'une sortie du nucléaire est faisable et possible».

Sans surprise non plus, François Fillon, qui était justement lundi aux portes de l'Allemagne, à Strasbourg, a réaffirmé le choix «pertinent» du nucléaire, «parce que la France a acquis ainsi une forte indépendance énergétique». «Les ménages allemands, par exemple, a

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