Merkel appuie la politique de taux bas qui a affaibli l'euro

le , mis à jour à 13:29
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(Actualisé avec contexte, réaction de l'euro, commentaire) BERLIN, 12 juin (Reuters) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a exprimé vendredi son soutien à la politique de taux d'intérêt bas de la Banque centrale européenne (BCE), laissant entendre qu'elle avait favorisé les efforts de réforme de pays tels que l'Espagne et le Portugal en empêchant l'euro de monter trop haut. Les responsables politiques allemands s'expriment rarement sur les taux de change et la politique monétaire, en arguant du respect de l'indépendance de la BCE. Les propos d'Angela Merkel, dans un discours devant des chefs d'entreprise à Berlin, ont d'ailleurs fait perdre plus d'un demi-cent à l'euro, sous 1,12 dollar EUR= . Egalement pénalisée par un regain d'inquiétude sur le dossier grec, la monnaie unique se traitait autour de 1,1190 dollar vers 11h00 GMT après un plus bas à 1,1151. Pour la chancelière allemande, un euro fort "signifie qu'il est plus difficile pour (des pays comme l'Espagne et le Portugal-ndlr) de retirer des bénéfices des réformes". "J'aimerais au moins vous demander de comprendre que les banques centrales, comme Banque centrale européenne, doivent réfléchir à ce qu'il faut faire si le taux d'inflation est aussi bas et à faire en sorte que nous ne nous engagions pas dans un cycle déflationniste", a-t-elle ajouté. Le lancement par la BCE d'un vaste plan d'assouplissement quantitatif ("quantitative easing", QE) passant par des achats massifs d'obligations sur les marchés a suscité des critiques en Allemagne mais les déclarations d'Angela Merkel sous-entendent qu'elle l'estime justifié, entre autres pour empêcher une appréciation excessive de l'euro et pour favoriser les réformes structurelles. "Le seul fait que Merkel ait choisi de s'exprimer sur l'euro est en soi une surprise", commente Geoffrey Yu, responsable de la stratégie devises d'UBS à Londres. "Elle n'avait peut-être pas l'intention d'intervenir de cette manière mais cela confirme ce que soupçonnent depuis longtemps déjà les marchés, à savoir qu'un euro faible reste l'option préférée non seulement des industriels mais des politiques allemands." (Michelle Martin et Caroline Copley, avec Patrick Graham à Londres, Marc Angrand pour le service français, édité par Juliette Rouillon)


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