"Mère Teresa se voyait comme un crayon entre les mains de Dieu"

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Mère Teresa est canonisée ce dimanche.
Mère Teresa est canonisée ce dimanche.

Dans son bureau du Vatican les ouvrages savants voisinent avec des albums, des affiches et des effigies de Tintin. Homme de vaste culture, historien du christianisme, francophile convaincu, Giovanni Maria Vian est le directeur de L'Osservatore Romano, le quotidien du Vatican depuis 1861, traduit en plusieurs langues, et diffusé partout sur la planète en éditions papier et numérique. Pour Le Point, il raconte celle qui fut Mère Teresa, que le pape doit canoniser dimanche.

Le Point.fr : Une douzaine de chefs d'État et de gouvernement, plusieurs dizaines de milliers de fidèles? L'humble Mère Teresa aurait-elle apprécié une telle canonisation en grande pompe ?

Giovianni Maria Vian : C'est un grand événement pas seulement pour l'Église catholique, mais aussi pour le monde entier. Avant d'être sainte, Mère Teresa fut une grande femme du XXe siècle, qu'elle a traversé étant née en 1910 et décédée en 1997. Elle est venue au monde dans l'une des régions clés de l'Europe déchirée, les Balkans, et elle est arrivée comme missionnaire en Inde à un moment historique où cet immense pays se transformait. Près de vingt ans après, l'Église la reconnaît comme sainte. C'est un délai rapide, la politique de sainteté ayant changé. Cette cérémonie sera l'une des plus importantes de l'année. Car en sanctifiant Mère Teresa, l'Église dit beaucoup...

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