Merci Guingamp

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Merci Guingamp
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Les paysans de l'En Avant de Guingamp ont écrit jeudi l'une des plus belles pages de l'histoire du club. Alors qu'on attendait Saint-Étienne et, dans une moindre mesure, Lille, ce sont finalement les Bretons qui sont allés au charbon pour arracher avec les dents une qualif' en 16es de finale de League Europa. Hommage.On pourrait tirer l'image d'Épinal comme à l'habitude : Guingamp, ce petit village de 8000 habitants semblable à celui d'Astérix, le David contre Goliath, les 25 millions d'euros de budget, soit l'avant-dernier de L1 et patin-couffin. On pourrait. Mais ce serait oublier que l'En Avant challengeait dans un groupe où le PAOK émargeait dans les mêmes proportions budgétaires (autour de 30 millions d'euros) que les Bretons, alors que le Dinamo Minsk ne pesait que quelque 11 millions d'euros. La qualification n'a donc, en soi, d'un point de vue purement quantitatif, pas réellement valeur de surprise, surtout à la 2e place, derrière une Fio qu'on imaginait de toute façon au-dessus du lot. Mais si Guingamp reste toujours évidemment attaché, en France, à cette image de petit parmi les grands, la victoire de jeudi soir face au PAOK Salonique et la qualification historique du club breton en 16es de finale de Ligue Europa ont changé la donne.

Oui, jeudi soir, dans le froid grec de Thessalonique, à quelque 2931 km de ses bases, l'En Avant de Guingamp de Jocelyn Gourvennec a remporté beaucoup plus qu'une qualif' européenne (la seule pour l'Hexagone dans cette EL). Jeudi, les Rouge et Noir ont gagné le respect. Jusqu'ici, quand on évoquait les paysans du Roudourou, on parlait de belle histoire, de coup d'un soir. Pis, ils étaient nombreux, très nombreux - trop nombreux - à tirer à boulets rouges sur l'En Avant après l'annonce de sa qualif en Ligue Europa, au soir de la victoire mémorable face à Rennes en finale de Coupe de France à Saint-Denis. Les tweetos de la sphère foot, avec leur réserve légendaire, y sont allés à cœur joie. "Guingamp en Ligue Europa, c'est une belle connerie", pestait un footeux, rouge de colère. "Je pense qu'il serait plus raisonnable de laisser votre place à un club plus huppé, l'indice UEFA de la France risque de baisser", en rajoutait un autre. Des messages comme cela, la toile en a sorti des milliers, montrant bien la tonalité générale d'une France qui se réveillait presque honteuse de voir des paysans la représenter sur la scène européenne.
L'indice UEFA, Francis Gillot et la dévotion
Pourtant ce vendredi matin, s'il pouvait parler, l'indice UEFA de la France remercierait probablement les Guingampais d'avoir limité la casse au classement européen après les éliminations successives de Saint-Étienne et de Lille. Au passage, les...



On pourrait tirer l'image d'Épinal comme à l'habitude : Guingamp, ce petit village de 8000 habitants semblable à celui d'Astérix, le David contre Goliath, les 25 millions d'euros de budget, soit l'avant-dernier de L1 et patin-couffin. On pourrait. Mais ce serait oublier que l'En Avant challengeait dans un groupe où le PAOK émargeait dans les mêmes proportions budgétaires (autour de 30 millions d'euros) que les Bretons, alors que le Dinamo Minsk ne pesait que quelque 11 millions d'euros. La qualification n'a donc, en soi, d'un point de vue purement quantitatif, pas réellement valeur de surprise, surtout à la 2e place, derrière une Fio qu'on imaginait de toute façon au-dessus du lot. Mais si Guingamp reste toujours évidemment attaché, en France, à cette image de petit parmi les grands, la victoire de jeudi soir face au PAOK Salonique et la qualification historique du club breton en 16es de finale de Ligue Europa ont changé la donne.

Oui, jeudi soir, dans le froid grec de Thessalonique, à quelque 2931 km de ses bases, l'En Avant de Guingamp de Jocelyn Gourvennec a remporté beaucoup plus qu'une qualif' européenne (la seule pour l'Hexagone dans cette EL). Jeudi, les Rouge et Noir ont gagné le respect. Jusqu'ici, quand on évoquait les paysans du Roudourou, on parlait de belle histoire, de coup d'un soir. Pis, ils étaient nombreux, très nombreux - trop nombreux - à tirer à boulets rouges sur l'En Avant après l'annonce de sa qualif en Ligue Europa, au soir de la victoire mémorable face à Rennes en finale de Coupe de France à Saint-Denis. Les tweetos de la sphère foot, avec leur réserve légendaire, y sont allés à cœur joie. "Guingamp en Ligue Europa, c'est une belle connerie", pestait un footeux, rouge de colère. "Je pense qu'il serait plus raisonnable de laisser votre place à un club plus huppé, l'indice UEFA de la France risque de baisser", en rajoutait un autre. Des messages comme cela, la toile en a sorti des milliers, montrant bien la tonalité générale d'une France qui se réveillait presque honteuse de voir des paysans la représenter sur la scène européenne.
L'indice UEFA, Francis Gillot et la dévotion
Pourtant ce vendredi matin, s'il pouvait parler, l'indice UEFA de la France remercierait probablement les Guingampais d'avoir limité la casse au classement européen après les éliminations successives de Saint-Étienne et de Lille. Au passage, les...




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