Mercedes écoeure, Renault et Honda ont des haut-le-coeur

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Mercedes écoeure, Renault et Honda ont des haut-le-coeur
Mercedes écoeure, Renault et Honda ont des haut-le-coeur

Alors que la saison 2015 s'est refermée dimanche sur une ultime victoire de Nico Rosberg lors du Grand Prix d'Abu Dhabi, retour sur les cinq faits marquants de cette saison.

Une domination encore plus écœurante de Mercedes

701 points inscrits en 2014, 703 en 2015. Comme la saison dernière, Mercedes a dominé de la tête et des épaules la saison de F1 avec ses deux pilotes Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Ils ont remporté à eux deux seize des dix-neuf Grands Prix et permis aux Flèches d’Argent d’assurer le titre constructeurs à quatre courses de la fin. Une seule course, le Grand Prix de Hongrie, a vu un podium sans pilote Mercedes, une performance de premier plan que quasiment rien ne vient ternir, sauf peut-être le fait d’avoir tué tout suspense très vite.

La renaissance de Ferrari

Après la révolution de palais orchestrée par Sergio Marchionne et Maurizio Arrivabene, les ambitions n’étaient pas élevées pour Ferrari, qui avait tablé sur seulement trois victoires. Et grâce à la recrue-phare qu’est Sebastian Vettel, la Scuderia a atteint son but en sachant tirer parti des circonstances (erreur tactique de Mercedes en Malaisie, circuits inadaptés aux Flèches d’Argent en Hongrie et à Singapour). Des résultats qui permettent à l’écurie transalpine de retrouver de sa superbe et de faire oublier des années d’errements avec Fernando Alonso. Avec James Allison à sa tête et sur la lancée d’une saison 2015 réussie, Ferrari peut viser plus haut en 2016 et venir concurrencer Mercedes.

Renault mis au pilori

Si les trois succès de Daniel Ricciardo (Red Bull) en 2014 avaient permis d’adoucir le bilan, 2015 a été une année catastrophique sur tous les plans pour le motoriste français. Un propulseur en manque de fiabilité et de performance en début de saison, des critiques de plus en plus acerbes de son partenaire principal Red Bull et un manque d’efficacité dans le management au sein de Renault Sport F1 ont mis en péril le programme de la marque dans la discipline. 2016 pourrait voir le Losange revenir comme constructeur, mais rien n’indique que cela permettra un retour aux avant-postes à court terme.

Retour manqué pour Honda

23 ans après, McLaren et Honda ont renoué leur partenariat pour cette saison 2015. Après les déclarations tapageuses des dirigeants japonais, le retour à la réalité a été très violent. Un moteur mal conçu - incapable d’utiliser au mieux des systèmes de récupération d’énergie défaillants et, donc, un manque de puissance colossal - a contraint McLaren a une cure d’humilité. Abonnés au fond de grille et à de délirants cumuls de pénalités, l’écurie de Woking a connu une année plus que catastrophique avec la neuvième place au classement constructeurs, derrière une écurie en difficulté comme Sauber. Une place bien loin des ambitions et de l’histoire d’une telle équipe. Une réaction est attendue pour 2016, mais sans grand espoir pour Jenson Button et Fernando Alonso.

Une jeune génération prometteuse

La saison 2015 a été marquée par l’émergence d’une jeune génération de pilotes dont le fer de lance a été Max Verstappen. Devenu le plus jeune pilote à marquer des points à 17 ans et 180 jours, le Néerlandais de Toro Rosso a marqué les esprits par sa précocité mais aussi par son attitude en piste parfois incorrecte. Il serait déjà dans le viseur de Ferrari mais Red Bull va vouloir s’accrocher à son protégé. Son coéquipier Carlos Sainz Jr a connu une saison plus difficile, mais aussi plus inconstante, ce qui pourrait le mettre en difficulté à l’avenir vis-à-vis de Red Bull. Felipe Nasr, Roberto Merhi ou encore Alexander Rossi ont aussi fait leurs débuts de pilotes titulaires, mais n’ont pas marqué les esprits dans des écuries de troisième, voire quatrième zone.

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