«Merah maniait les lieux communs du djihad»

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INTERVIEW - Les discussions entre Merah et les négociateurs de la DCRI diffusées par TF1 révèlent que Mohamed Merah «avait une culture très basique de l'islam» et n'appartenait probablement pas à al-Qaida, estime Dominique Thomas, spécialiste de la culture islamiste.

lefigaro.fr. - «Moi la mort, je l'aime comme vous aimez la vie», a indiqué Mohamed Merah aux enquêteurs. S'agit-il selon vous d'une référence à Ben Laden qui a déclaré aimer «la mort sur la voie de Dieu autant que vous aimez la vie»?

 

Dominique Thomas est doctorant à l'EHESS, spécialiste des mouvements islamistes. Crédits photo: capture d'écran <i>La Nouvelle République.</i>
Dominique Thomas est doctorant à l'EHESS, spécialiste des mouvements islamistes. Crédits photo: capture d'écran <i>La Nouvelle République.</i>

Dominique Thomas est doctorant à l'EHESS, spécialiste des mouvements islamistes. Crédits photo: capture d'écran La Nouvelle République.

 

Dominique THOMAS. - Cette phrase est un lieu commun de la culture djihadiste. Elle est très utilisée par ceux qui veulent mettre en avant leur absence de peur de la mort en opposition aux Occidentaux attachés selon eux à leur vie et à leur confort matériel. Pour un djihadiste, la mort est une délivrance. Merah a pu lire cette phrase sur n'importe quel forum islamiste. Cela ne prouve pas qu'il a reçu une instruction spécifique ou qu'il s'est rendu au Pakistan comme il l'affirme. Ces enregistrements viennent confirmer que Mohamed Merah avait une culture très faible et répétait aux enquü/p>...

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