Merah : les déclarations hasardeuses de Woerth lui valent une volée de bois vert

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Les attaques, selon Éric Woerth, sont l'oeuvre d'un fou furieux, non d'une organisation terroriste.
Les attaques, selon Éric Woerth, sont l'oeuvre d'un fou furieux, non d'une organisation terroriste.

Mohamed Merah a assassiné de sang-froid trois militaires français, après leur avoir tendu un véritable traquenard. Il a également tué trois enfants et un enseignant au motif qu'ils étaient juifs lors de l'attaque de l'école Ozar-Hatorah de Toulouse. Le jeune homme radicalisé avait effectué des séjours au Pakistan où il s'était entraîné au maniement des armes. Mais, selon Éric Woerth, tout cela ne constitue pas un attentat. Car Merah était un « fou furieux, c'est pas Daech, c'est pas un réseau international ». Surtout, il a agi en 2011. Or, en 2011, Nicolas Sarkozy était à l'Élysée et « il n'y a pas eu d'attentat terroriste sous Sarkozy. Le niveau de sécurité sous Sarkozy n'a jamais été aussi élevé. »

Cette affirmation un peu hasardeuse de l'ancien ministre a été condamnée de tous côtés samedi : « Ce sont des propos tout à fait choquants vis-à-vis des victimes », a déclaré à l'AFP le vice-président du Front national, Florian Philippot. Le père d'un des militaires assassinés, Albert Chennouf, a également dénoncé les propos d'Éric Woerth : « @NicolasSarkozy@ericwoerth, votre stratégie à nier l'attentat de 2012 à Toulouse pour nettoyer votre bilan est absurde », a-t-il réagi sur Twitter. M. Chennouf et sa famille avaient déjà exprimé en décembre, via leurs avocats, leur « indignation » après des déclarations de Nicolas Sarkozy expliquant qu'il n'y avait eu « aucun attentat en France » entre 2002 et...

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