Méningite : 32 familles portent plainte pour des vaccins défectueux

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Méningite : 32 familles portent plainte pour des vaccins défectueux
Méningite : 32 familles portent plainte pour des vaccins défectueux

Comment un médicament défectueux peut-il n'être signalé par le laboratoire qui le produit que deux ans après sa fabrication ? Et comment, alors qu'il finit par en demander le rappel, peut-il s'en trouver encore en vente jusqu'à trois mois plus tard ? Voilà les deux questions essentielles que pose la plainte de Me Emmanuel Ludot auprès du TGI de Clermont-Ferrand. L'avocat agit au nom de 32 familles, bientôt 40, qui s'estiment victimes de CSP, distributeur pour la France d'un vaccin produit par le laboratoire américain Nuron Biotech. L'affaire porte sur le Meningitec, qui protège contre la méningite C. Cette souche affecte environ 550 personnes en France chaque année, particulièrement des adolescents et jeunes adultes, et se révèle mortelle dans 15 % des cas. Le vaccin, apparu en 2002, est recommandé au calendrier vaccinal depuis 2010 à partir de 12 mois et jusqu'à 24 ans.

Une procédure stricte

Pour tout médicament, la procédure est très balisée. Au laboratoire, on vérifie la qualité finale en contrôlant un flacon par lot. Si ce dernier est déjà en vente, « il est de la responsabilité du laboratoire de demander son rappel et de veiller à ce qu'il soit effectif », explique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Première étape : l'alerte est rédigée avec l'ANSM et adressée aux pharmacies. « La mise en place du dossier pharmaceutique informatisée par l'ordre national des pharmaciens, laisse peu de place à la faille », explique sa présidente, Isabelle Adenot. Chaque officine reçoit l'alerte sur tous ses terminaux. Impossible de scanner un médicament sans savoir qu'il est rappelé. « Dans ma pharmacie, je ne peux même pas me servir des ordinateurs tant que je n'ai pas débloqué l'alerte : ce qui en assure une traçabilité à 100 % », explique-t-elle. Le pharmacien doit ensuite remplir — et conserver — un bordereau sur lequel il indique combien de boîtes il a en stock ...

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