Ménard répète à la police qu'il «n'existe pas de fichier» d'écoliers à Béziers

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Ménard répète à la police qu'il «n'existe pas de fichier» d'écoliers à Béziers
Ménard répète à la police qu'il «n'existe pas de fichier» d'écoliers à Béziers

Tout est allé très vite. En admettant, dans les cinq dernières minutes d'une émission diffusée très tardivement lundi, détenir une comptabilité des écoliers musulmans de sa commune de Béziers (Hérault), Robert Ménard s'est attiré les foudres des politiques et de la justice. En moins de 24 heures, l'édile apparenté Front national a vu sa mairie perquisitionnée, ses propos repris partout en cascade et le président de la République lui-même comme le Premier ministre condamner ses propos.

Mardi, le maire Béziers semblait rétropédaler en affirmant lors d'une conférence de presse : «Il  n'y a pas de fichage des élèves à Béziers (...) et il n'y en aura jamais». Et d'ajouter qu'il réservait «ses autres réponses au juge d'instruction si on les lui demande». Mercredi matin, le fondateur de Reporters sans frontières a été entendu de 9h40 à 11 heures au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier (Hérault)  dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte la veille pour «tenue illégale de fichiers en raison de l'origine ethnique».

La perquisition en mairie n'a rien donné

Si Robert Ménard n'a fait aucun commentaire après son audition, la mairie de Béziers a indiqué sur son site que «le maire a confirmé, une nouvelle fois, qu'il n'existait pas de fichiers ou de comptabilité en mairie» d'élèves de confession musulmane, comme l'avait montré la perquisition effectuée mardi «en vain» en mairie. «Il appartient désormais à la justice de mettre un terme, dans les délais qu'elle jugera bon, à cette affaire», a-t-elle ajouté.

Mardi, une perquisition avait eu lieu pendant plusieurs heures dans les bureaux de la mairie, ne donnant lieu à aucune saisie. Les quatre policiers, spécialistes en informatique qui ont scruté les ordinateurs, n'ont trouvé aucune trace de fichiers ou de fichiers effacés récemment, a précisé une source proche de l'enquête.

«64,6% d'écoliers ...

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