Menaces sur le pétrole irakien, la demande mondiale en hausse

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L'AIE SOULIGNE DES MENACES SUR LE PÉTROLE IRAKIEN
L'AIE SOULIGNE DES MENACES SUR LE PÉTROLE IRAKIEN

par Alex Lawler

LONDRES (Reuters) - L'Agence internationale de l'énergie estime que l'Irak risque de ne pas atteindre ses objectifs de production pétrolière et pointe les menaces qui pèsent sur les exportations dans un contexte de montée des violences et d'instabilité politique dans les pays membres de l'Opep alors que la demande augmente.

Dans son rapport prospectif à moyen terme publié mardi, l'organisation, qui conseille la plupart des pays industrialisés, estime cependant que la demande mondiale pourrait ralentir d'ici la fin de la décennie en raison, notamment, des prix élevés.

Les prix du pétrole Brent de Mer du Nord ont frôlé les 115 dollars le baril la semaine dernière, près d'un plus haut de neuf mois, à mesure de l'avancée des djihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui fait planer une menace sur la production irakienne.

L'Irak est le deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Une partie des exportations irakiennes sont suspendues depuis mars, tandis que la production de l'Opep a également été affectée par les troubles en Libye, les sanctions contre l'Iran et le vol au Nigeria.

"Au sein de l'Opep, l'Irak demeure la principale source de la hausse attendue de la capacité de production mais cette augmentation semble de plus en plus exposée", a écrit la directrice générale de l'AIE Maria van der Hoeven, dans le rapport.

Actuellement, l'agence prévoit que l'Opep augmente sa capacité de production de 2,08 millions de barils par jour (bpj) pour atteindre 37,06 millions bpj d'ici 2019. A lui seul, l'Irak devrait représenter plus de 60% de cette hausse.

Ce rapport contraste avec celui de mai 2013, qui prévoyait que le pétrole de schiste américain compense la hausse de la demande mondiale, laissant peu de marge à l'Opep pour augmenter sa production sans tirer les prix vers le bas.

L'AIE table désormais sur une demande mondiale moyenne de 92,76 millions bpj en 2014, en hausse de 960.000 bpj par rapport aux prévisions de mai 2013. La croissance de la demande mondiale va s'accélérer pour atteindre 1,42 million bpj l'année prochaine contre 1,32 million cette année, selon l'AIE.

L'agence a également relevé sa prévision de demande mondiale pour les stocks de pétrole brut de l'Opep de 900.000 bpj, à 30,1 millions bpj en 2014.

"Les marchés pétroliers sont de bien des façons (...) bien plus tendus aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a un an", a dit l'AIE.

Illustrant le fait que la hausse de la demande est surtout soutenue par l'Asie, l'AIE prévoit que la Chine devienne dès cet année le premier importateur de pétrole brut, devant les Etats-Unis.

Après une nouvelle accélération de la demande en 2015, l'AIE table sur un ralentissement en raison de préoccupations environnementales et d'alternatives au pétrole meilleur marché.

(Mathilde Gardin pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • r.edavni le mardi 17 juin 2014 à 13:15

    C'est le moment d'investir dans les cie pétrolière canadienne. Stabilité politique et prix à la hausse!

  • spanouc le mardi 17 juin 2014 à 13:09

    Foutaises ! 70 000 soldats Irakiens ont été envoyé dans le Sud de l'IRAK pour défendre et protéger les gisements exportateurs Irakiens contre les Barbus Islamistes dont certains font parti de la famille de SADDAM ...