Menaces contre le juge Gentil, Guaino ne se sent pas responsable

le
7
HENRI GUAINO NE SE SENT PAS RESPONSABLE DES MENACES CONTRE LE JUGE GENTIL
HENRI GUAINO NE SE SENT PAS RESPONSABLE DES MENACES CONTRE LE JUGE GENTIL

PARIS (Reuters) - Henri Guaino, accusé par le Syndicat de la magistrature d'être indirectement à l'origine des menaces de mort contre le juge Jean-Michel Gentil en raison de sa charge virulente contre le magistrat, a dénoncé jeudi une attaque "effrayante".

Le député UMP des Yvelines, qui a déclaré que le juge Gentil avait "déshonoré la justice" et "sali la France" en mettant Nicolas Sarkozy en examen pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt, a maintenu ses propos sur RMC Info et BFM TV et dit ne se sentir aucunement responsable des menaces de mort contre le juge d'instruction bordelais.

Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, a annoncé mercredi soir que le magistrat avait reçu un courrier contenant des menaces de mort et des cartouches à blanc. Des journalistes parisiens auraient reçu une missive similaire.

Le syndicat lie l'envoi de ces menaces aux réactions des proches de Nicolas Sarkozy, à l'origine selon lui d'un "insupportable déchaînement de haine envers les magistrats chargés de rendre la justice".

"Les menaces de mort contre un juge ou contre n'importe qui sont insupportables, totalement condamnables", a commenté Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

"Mais, a-t-il poursuivi, la position prise par le Syndicat de la magistrature est absolument insupportable et effrayante. Des magistrats osent tenir ce raisonnement?"

"Je n'ai pas injurié le juge", a dit l'élu, qui attend une citation à comparaître pour "outrage à magistrat".

"J'ai eu un jugement très dur, je maintiens ce jugement très dur. Nous sommes en République et en démocratie : l'institution judiciaire n'appartient pas à ceux qui la servent, elle appartient à tous les Français", a-t-il plaidé, reprochant au juge Gentil les "termes insultants" de la mise en examen.

"J'ai un droit à l'indignation qui est imprescriptible", a souligné Henri Guaino.

Sophie Louet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • devcor le jeudi 28 mar 2013 à 12:14

    La ficelle est un peu grosse quand même !!!! "Il faut sauver le soldat gentil qui a bien mérité de la patrie" n'est-ce pas "l'intègre" syndicat de la magistrature ?

  • chatnour le jeudi 28 mar 2013 à 11:46

    Le syndicat a-t-il bien pris soin au moins de les envoyer dans une enveloppe anonyme et non pas dans une du syndicat ou du tribunal ? Et d'effacer les empreintes ?

  • M1617344 le jeudi 28 mar 2013 à 11:12

    On est persuadé que la gauche montera des grosses ficelles , mais que tous les anti soixante - huitards restent vigilants et fermes derriere Guaino .....

  • vd46 le jeudi 28 mar 2013 à 10:37

    ça fait des années qu'en FRANCE on porte atteinte à la liberté d'expression et donc de pensée ! sur des tas de sujets ,de personnes ,etc ,il est interdit d'exprimer des opinions non politiquement bien pensantes ,cad ...de gauche !! depuis qd ,tant qu'une affaire n'apas été DEFINITIVEMENT jugée ,faudrait la fermer ? vas y guaino !!!!

  • vd46 le jeudi 28 mar 2013 à 10:33

    ne serait ce pas une manip d'un syndicat bien connu ds la MAGISTRATURE ? tout est possible à ce stade !

  • jfvl le jeudi 28 mar 2013 à 10:31

    La République des juges !

  • jl-m le jeudi 28 mar 2013 à 10:26

    notre nain aurait-il des sympatisants dans les orcanes sombres du pouvoir?