« Même notre Sécu s'y est mise ! »

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Auteur de « La liberté, ça marche ! », qui sortira le 14 septembre aux Editions Flammarion, Isaac Getz estime que ce type de management se répand de plus en plus. L'entreprise libérée, qu'est ce que c'est ? ISAAC GETZ. C'est une entreprise où la majorité des salariés est responsable d'entreprendre les actions qu'il estime les meilleures pour l'entreprise. Car qui mieux que le salarié sait mieux faire le travail que le salarié ? Pour le patron, cela implique de faire un travail sur son ego, puis de transformer toutes les pratiques organisationnelles qui empêchent les salariés de s'autodiriger. Y a-t-il une méthode particulière ? Non. Il n'y a pas qu'un seul modèle de libération. L'entreprise libérée, c'est un ensemble de valeurs partagées. Le fait de considérer, par exemple, que les gens préfèrent la confiance à la méfiance et au contrôle. Où en est-on en France ? La France est le seul pays où il existe un mouvement de libération grâce à un écosystème. Il compte des patrons mais aussi des avocats, des syndicalistes, des coachs, des fonds d'investissement. Un campus des entreprises libérées a été organisé à Nantes fin 2015. En trois jours, les 500 places ont été réservées. Chaque jour, une nouvelle PME saute le pas. Avez-vous quelques exemples ? Quelques grands groupes comme Michelin, Airbus, Décathlon, Maif, Kiabi et des centaines des PME sont entrés en libération. Une mairie du sud-ouest de la France, de taille moyenne (NDLR : qui préfère ne pas être citée) s'est aussi engagée dans le processus. Rappelons qu'en Belgique, deux ministères -- ceux des Transports et de la Sécurité sociale -- ont adopté cette nouvelle forme de management. En France, les ministères de la Fonction publique, de la Défense s'y intéressent. Et même notre Sécu, perçue comme très bureaucratique, s'y ...

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  • gustav10 il y a 6 mois

    Attention aux illusions ! Comment sont gérés les égoïsmes individuels et les conflits relationnels ? Et les positions syndicales dogmatiques ?