Même les voyous vieillissent

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Même les voyous vieillissent
Même les voyous vieillissent

"Il faut que vous écriviez ça : il vaut mieux vivre dix ans comme un lion que cent ans comme un mouton", nous presse Jean-Pierre Hernandez, heureux comme s'il venait de trouver l'épitaphe qu'il aimerait voir inscrite sur sa pierre tombale. À 78 ans, celui que ses amis brigands nomment "Gros Pierrot" jette un ultime regard dans le rétroviseur d'une vie de bandit, dont il dit "ne rien regretter", dans Quand j'étais gangster. "Peut-être un seul remord, si, concède-t-il le regard baissé sur ses mains ridées, celui d'avoir précipité la mort de ma pauvre mère avec toutes mes conneries." Cette mère corse "très travailleuse qui tenait la maison d'une main de fer". "Pour m'empêcher de sortir, elle me cachait parfois mon pantalon et mes chaussures, mais cela ne m'arrêtait pas, je sortais quand même en culotte et pieds nus ! Que voulez-vous, j'étais comme aimanté par la bêtise." Les petits larcins, les petits trafics nourrissent son "goût pour le risque" qu'il essaie pourtant d'oublier avec sa première épouse, la fille d'un gros exportateur de fruits et légumes. Il devient acheteur pour le compte de beau-papa. Ce grand tchatcheur fait fructifier l'entreprise familiale, mais se rend compte assez vite "que la vie de bourgeois ne lui convient pas". La French, "une machine redoutable" Ses contacts dans "le Milieu" l'amènent au crime organisé et à la French Connection, du nom de l'organisation marseillaise qui inonda d'héroïne les...

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