Même affaiblie, l'Italie inquiète les Bleus

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Même affaiblie, l'Italie inquiète les Bleus
Même affaiblie, l'Italie inquiète les Bleus

Sans craindre l'Italie pour autant, le XV de France se méfie de son premier adversaire de la Coupe du monde. Et ce malgré sa dernière victoire en date au Tournoi des VI Nations et le forfait de Sergio Parisse.

Il y a encore quatre ans, en Nouvelle-Zélande, un match d’ouverture contre l’Italie n’aurait pas suscité beaucoup d’inquiétude dans le clan tricolore. En off, en tout cas. Mais ces dernières années, la Squadra Azzurra a confirmé ses progrès et sa capacité à rivaliser avec les autres nations européennes. Personne en France n’a oublié le revers de 2013, dans un Tournoi des VI Nations catastrophique pour les hommes de Philippe Saint-André. Alors même si le dernier Tournoi a vu les coéquipiers de Thierry Dusautoir se balader à Rome (0-29) en mars dernier, la méfiance est réelle. « C’est toujours un match compliqué pour la France contre l’Italie, avance Scott Spedding. Pour plein de raisons mais aussi parce que de nombreux Italiens jouent en France. Rien ne va changer samedi, c’est un premier match de Coupe du monde donc il y aura beaucoup d’envie des deux côtés donc franchement je m’attends à un gros match avec beaucoup de combat. Donc il va falloir être prêt pour ça. »

Une préparation italienne inégale

En préparation, l’Italie a enregistré trois revers aux analyses inégales. A Cardiff, face au pays de Galles, les hommes de Jacques Brunel ont notamment montré un visage très intéressant en défense. « Ils ont fait un mach de grande qualité à Cardiff. Ils perdent 23-19 si mes souvenirs sont bons. Comme toutes les équipes, ils sont très bien physiquement. Ils ont bien défendu, ils restent forts sur la conquête, sur les ballons portés. Ils ont mis en grande difficulté les Gallois à Cardiff pendant 80 minutes. On sait que ça ne sera pas un match facile pour nous », prévient Philippe Saint-André. Le sélectionneur devrait débuter samedi avec une équipe assez ressemblante à celle qui avait cartonné à Rome en mars dernier. Du XV de départ, seuls Mermoz, Goujon et Lopez ont été écartés.

L’absence de Parisse ne change rien

Dans le camp d’en face, on aborde ce premier match sans pression, avec la certitude d’avoir tout à gagner. « Ils sont favoris avant les matchs mais on verra à la fin si les favoris ont gagné. On les a déjà battues toutes les deux. A nous de leur mettre le doute, d'autant qu'en début de tournoi ils ne seront peut-être pas tout à fait prêts », expliquait le sélectionneur italien il y a quelques jours. L’absence du capitaine Sergio Parisse pourrait cependant coûter cher aux Italiens. Côté français, on préfère éluder le sujet. « Sergio, c’est le grand joueur qu’on connaît tous, c’est quand même un grand leader de leur équipe. Mais ce qui m’importe le plus, c’est l’équipe de France et ce qu’on va pouvoir produire dans ce match, que ce soit avec ou sans Sergio. »

Avec notre envoyé spécial à Croydon, Jean-François Paturaud

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