Mélissa Plaza : recherche temps libre et égalité

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Mélissa Plaza : recherche temps libre et égalité
Mélissa Plaza : recherche temps libre et égalité

Mélissa Plaza a une vie bien remplie. Quand elle ne joue pas sous les couleurs de l'En Avant de Guingamp en L1 féminine, la jeune femme a le nez dans sa thèse de STPAS en psychologie sociale et cognitive. Portrait d'une hyperactive convaincue et déterminée.

Dans le monde du foot féminin, Mélissa Plaza passerait presque pour un OVNI. Milieu de terrain à l'En Avant de Guingamp, cette jeune femme de 27 ans, native de Haute-Garonne, n'a que très rarement une minute à elle. C'est bien simple, son agenda professionnel est au moins aussi rempli que celui d'un ministre du travail en pleine crise économique. En plus d'une carrière de footballeuse professionnelle qu'elle mène depuis près de 15 ans, Mélissa a entamé pied au plancher sa dernière année de doctorat en STAPS, avec à la clé la rédaction d'une thèse de 300 pages en psychologie sociale et cognitive. Son sujet d'étude ? Les stéréotypes sexués dans le sport et l'impact que ces croyances peuvent avoir sur la population en matière de participation ou d'abandon sportif. " Après ma licence de STAPS, je me suis orienté vers un master recherche qui conduisait forcément à un doctorat derrière, nous explique-t-elle deux heures avant son entraînement à Saint-Brieuc avec l'EAG. En M2, on nous a demandé de choisir une discipline de prédilection. J'aurais pu choisir n'importe quoi, mais il s'est avéré que le thème de psychologie sociale que proposait le laboratoire m'intéressait au plus haut point. J'y ai presque vu un signe du destin parce que ça correspondait à ce que je vivais au quotidien dans le football. "

À contre-courant, mais toujours dans la bonne direction


Même si le foot féminin entre peu à peu dans les mœurs, le fait d'être une fille et de tâter habilement le cuir peut encore surprendre certains mâles réfractaires et bourrus. Et encore, si des progrès ont été faits dans ce domaine en quelques années, ce n'était pas franchement le cas quand la néo-Guingampaise a débuté le football. Fan de ballon rond depuis toute gamine, elle a dû batailler sec pour se faire une place dans un milieu qui sent la virilité et la testostérone. " Déjà avec les copains dans la cour de récré, c'était un peu ça. On me regardait de haut, et puis finalement, au bout de quelques parties, j'étais la première fille choisie dans les équipes. En fait, j'étais même la première tout court à être choisie ! ", ironise-t-elle, non sans une pointe de fierté. Les préjugés sur les femmes et le sport ont encore la vie dure, et elle a pu en faire l'expérience tout au long de sa vie : " Quand je suis arrivé en STAPS et que j'ai pris l'option…


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