Mélenchon s'impose face à un PS en plein marasme

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Jean-Luc Melenchon à Saint-Andre-Lez-Lille (Nord) le 16 octobre 2016.
Jean-Luc Melenchon à Saint-Andre-Lez-Lille (Nord) le 16 octobre 2016.

Parti tôt en campagne, le candidat à la présidentielle profite de l’absence d’adversaire à gauche pour tenter de s’imposer comme seule alternative face à la droite.

Les bonnes nouvelles se succèdent pour Jean-Luc Mélenchon, en passe de remporter une bataille dans la guerre de tranchées qui l’oppose au Parti communiste. Après des mois de tergiversations, Pierre Laurent, numéro un du PCF, a proposé, vendredi 4 novembre, à son parti d’appeler à voter en 2017 pour leur ex-champion. Un soutien a minima mais qui ne manquera pas d’apparaître comme une victoire pour le candidat à la présidentielle si les militants communistes, qui doivent se prononcer d’ici à un mois, suivent leur secrétaire national.

Pourtant bien décidée à trouver une autre solution, la direction communiste n’a pu que constater l’évidence : à six mois de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon s’est imposé comme un personnage incontournable à gauche. Il collectionne les bons sondages qui lui permettent d’envisager de dépasser les 11,1 % des voix réunies en 2012. Régulièrement donné entre 13 et 15 % des intentions de vote, il n’est plus rare de le voir se placer devant François Hollande si ce dernier était sur la ligne de départ en 2017. « C’est inédit dans l’histoire de la Ve République qu’un candidat non socialiste menace un candidat du PS », relève Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

Une chose est sûre : le député européen, qui se présente « hors parti » à la tête de son nouveau mouvement La France insoumise, voit sa stratégie confortée. Parti tôt en campagne, dès le mois de février, M. Mélenchon n’a pas dévié de sa ligne. « Je suis le bulletin de vot...

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