Mélenchon s'en prend aux socialistes et attaque Hollande

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JEAN-LUC MÉLENCHON DÉNONCE LA VOLONTÉ DES SOCIALISTES DE S?ABSTENIR LORS DU VOTE SUR LE MES
JEAN-LUC MÉLENCHON DÉNONCE LA VOLONTÉ DES SOCIALISTES DE S?ABSTENIR LORS DU VOTE SUR LE MES

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a vivement dénoncé mardi la décision des élus socialistes de s'abstenir lors du vote du texte ratifiant le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES), attaquant au passage le candidat socialiste François Hollande.

Il a appelé tous les socialistes, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli, ou encore Laurent Fabius, qui ont voté non au référendum sur le traité constitutionnel en 2005 et au traité de Lisbonne au congrès de Versailles en 2008 à le rejoindre.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, crédité de 7 à 9% d'intentions de vote dans les sondages, estime qu'en se désolidarisant du groupe Front de gauche et des élus écologistes, qui prévoient de s'opposer à ce texte, les socialistes "divisent la gauche tout entière".

"Sur des questions qui engagent la souveraineté nationale, la souveraineté populaire et le modèle de construction européenne, tout élu du peuple doit exprimer un avis", a-t-il déclaré devant la presse à l'Assemblée nationale, quelques heures avant que les députés commencent l'examen du texte.

"Surtout quand on prétend, et qu'on se propose de gouverner notre pays", a-t-il ajouté, visant François Hollande.

Ce dernier a déclaré lors de son meeting du Bourget le 22 janvier que s'il était élu à la présidence de la République il proposerait de renégocier le nouveau traité budgétaire adopté le 9 décembre par les chefs d'État et de gouvernement européens.

Ce texte doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne.

"LA CIBLE PRINCIPALE N'EST PAS MONSIEUR HOLLANDE"

Mais pour Jean-Luc Mélenchon, le MES est "étroitement articulé" avec ce traité.

"Où a-t-on vu qu'on renégocie un traité auquel on ne s'est pas opposé?" s'est-il donc interrogé. "On ne voit aucune raison pour les socialistes de se singulariser, sinon de préparer le terrain à une capitulation le moment venu", a-t-il ajouté.

Le député européen a toutefois tenu à souligner que, pour lui, "la cible principale, à cette heure-ci, (n'était) pas Monsieur Hollande", mais Nicolas Sarkozy, ainsi que le texte lui-même.

Dans une lettre adressée aux parlementaires de gauche, Jean-Luc Mélenchon dénonce un mécanisme qui "vise à étendre les méthodes absurdes appliquées à la Grèce à tous les États qui auraient à l'avenir besoin d'une assistance financière".

"La gauche ne pourra pas rompre avec l'austérité et mener une politique de relance de l'activité si ces deux traités européens sont appliqués", écrit le président du Parti de gauche.

Le Mécanisme européen de stabilité, qui disposera d'une capacité effective de prêt de 500 milliards d'euros, doit succéder à partir du 1er juillet au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui avait été créé au plus fort de la crise en mai 2010.

Une fois voté par les députés, le groupe UMP disposant à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée, le MES passera au Sénat, où la gauche est majoritaire, le 28 février.

Chine Labbé, édité par Patrick Vignal

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  • chatnour le mardi 21 fév 2012 à 18:22

    Oh, M6486201 : vous êtes caustique !

  • troujean le mardi 21 fév 2012 à 18:10

    A rdalbin : Je pense qu'il préfèrera un maroquin à un natif du Maroc !

  • M6486201 le mardi 21 fév 2012 à 18:01

    Melenchon président,Marine premier ministre,DSK au ministère de la femme,Mazarine au droits de l'enfance,Jean Christophe Mitterand au ministère des finances voilà un bon projet de gouvernement

  • rdalbin le mardi 21 fév 2012 à 17:46

    faux semblant,donnez lui un marocain et il sera SAGE ...

  • chatnour le mardi 21 fév 2012 à 17:44

    Après Marine, il s'en prend à Porcinet ! Il a raison mais s'il n'a pas compris que cette fois-ci, il n'y aurait pas d'union de la gauche ...et il n'y aurait pas de relance mais de la rigueur, de la rigueur... et de la rigueur !