Mélenchon quitte la tête de son parti pour "fédérer le peuple"

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* Mélenchon veut faire émerger un mouvement populaire * François Hollande est le fossoyeur de la gauche, estime-t-il. (Actualisé avec Mélenchon) PARIS, 22 août (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a annoncé vendredi sa décision de quitter la co-présidence du Parti de gauche en même temps que Martine Billard dans le cadre d'une réorganisation visant à favoriser la formation d'un mouvement pour une VIe République. L'ancien candidat à la présidentielle de 2012 a précisé lors de l'université d'été du parti, à Grenoble, qu'il se mettrait "en pointe" de ce combat visant à "fédérer le peuple". "Nous n'acceptons pas que la gauche et toute espérance soient enterrées en même temps que François Hollande, le fossoyeur de la gauche et de nos projets pour l'avenir", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Le député européen s'est dit frappé par le fait que les Français aient "massivement décidé" de laisser Marine Le Pen gagner les élections européennes de mai dernier alors que "la presse annonçait sa victoire sur tous les tons". "Si nous n'arrivons pas à mettre le peuple en mouvement, le pire est à craindre", a-t-il dit, précisant chercher un "dispositif gagnant" permettant de sortir de "l'impasse" dans laquelle se trouve selon lui la gauche. Selon Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, cette réorganisation est faite "dans un esprit de reconquête" à un moment où plusieurs formations réfléchissent à la création d'une alternative à gauche à la politique de François Hollande. "FAIRE ÉMERGER DES IDÉES" Selon France Inter, le député européen longtemps en première ligne médiatique veut changer de stratégie et "mieux organiser son silence pour faire émerger ses idées". Il entend mettre la dernière main à un livre dont la sortie est programmée en octobre avec pour thème l'émergence d'une sixième République. Le parti de gauche est l'une des deux composantes, avec le PCF, de la coalition électorale du Front de gauche. Mais Jean-Luc Mélenchon, qui avait rassemblé 11,10% à la présidentielle, a vivement critiqué la stratégie des communistes qui ont passé des alliances avec le Parti socialiste aux élections municipales. Dans le Dauphiné Libéré, paru jeudi, le député européen a poursuivi ses attaques contre Pierre Laurent, le patron du PCF. "Quand Pierre Laurent décide de se rendre aux universités d'été du PS, c'est aussi, à mon avis, une erreur. La Rochelle, ce festival des vanités! Et ça l'année où Manuels Valls traite d'irresponsables tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme le gouvernement", dit-il. Jean-Luc Mélenchon rêve d'élargir sur le plan national l'alliance entre le Parti de gauche et Europe Ecologie-Les Verts qui a permis de conquérir en mars dernier la mairie de Grenoble. "Ce qui s'est passé à Grenoble est une anticipation qui me fait rêver. L'anticipation d'une gauche sortie des clous de la traditionnelle alliance avec le PS, d'une gauche inventive, d'une gauche fière d'innover et de proposer autre chose", indique-t-il au Dauphiné Libéré. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M6445098 le vendredi 22 aout 2014 à 18:12

    j'espère le revoir prochainement, ses discours me font mourir de rire. en particulier, lorsqu'il a versé sa larme, fessé par MLP...un grand moment comique! les grands artistes ne meurent jamais!