Mélenchon, poil à gratter de la gauche

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Mélenchon, poil à gratter de la gauche
Mélenchon, poil à gratter de la gauche

Le candidat de la France insoumise qui a achevé de rompre les amarres avec le Front de gauche fait sa rentrée politique ce week-end sur le campus universitaire du Mirail à Toulouse (Haute-Garonne) l'esprit léger, « ravi » que sa candidature progresse par « contagion ». Sur fond de surenchère autour du burkini et d'accusations de radicalisation de ses amis écolos après ses propos sur les travailleurs étrangers, il a occupé l'épicentre de la rentrée politique à gauche. Même le repli des communistes (réunis à Angers), qui ne lui accordent toujours pas leur soutien pour 2017, ne l'affecte pas. Pas plus que la concurrence à gauche de la gauche qui émerge, avec Montebourg et Hamon ou pourquoi pas Christiane Taubira. « J'ai autre chose à faire que déchiffrer les hiéroglyphes des écologistes. Se démarquer de moi, c'est le ticket d'entrée, leur course au centre pour leur primaire », tacle Mélenchon.

 

Quant à l'accusation de jouer solo, il ironise. « Les autres candidats, c'est vrai, m'éblouissent par leur modestie et leur altruisme. Mais s'ils veulent dire que celui qui décide pour moi, c'est moi et personne d'autre, c'est exact ! »

 

Sa différence face aux rivaux de gauche ? « Tous ces candidats ont en commun d'être dans la primaire de la gauche quoi qu'ils en disent et donc en position d'en accepter le résultat si Hollande ou Valls en sortent victorieux, tonne Mélenchon. Même Arnaud Montebourg, dont c'est le cadre naturel. On n'est pas candidats à la même élection : eux à leur primaire avec le PS, moi à la présidentielle. »

 

Mélenchon (dont une biographie, « le Choix de l'insoumission », sortira le 8 septembre au Seuil) veut s'imposer comme « le bulletin de vote stable et sûr ». « Je veux incarner le parti de ceux qui refusent d'être embarqués dans les guerres de religion », dit-il après un coup de gueule contre l'instrumentalisation politique du burkini. « C'est une ...

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