Mélenchon : «On a martyrisé la Grèce sous prétexte de la guérir»

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Mélenchon : «On a martyrisé la Grèce sous prétexte de la guérir»
Mélenchon : «On a martyrisé la Grèce sous prétexte de la guérir»

À une semaine des élections législatives en Grèce, les leadeurs du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, le député européen socialiste Guillaume Balas et l'ancienne ministre du Logement écologiste Cécile Duflot participent, ce soir à Paris, à un meeting de soutien à Syriza. Le parti grec de la gauche anti-austérité est actuellement en tête dans les sondages. Mélenchon juge qu'un succès de Syriza aurait un impact en France et il assure que, lors des élections départementales et régionales, en mars et décembre, le Front de gauche ne fera aucun compromis avec le PS.

Vous tenez un meeting de soutien au parti Syriza. En quoi est-ce une priorité pour vous, alors que la France est toujours sous le choc des attentats ?

JEAN-LUC MÉLENCHON. Une victoire de Syriza dimanche serait une très bonne nouvelle pour le moral des Français. La preuve que l'alternative à la politique de Mme Merkel commence en Europe. Depuis 2010, les puissants ont martyrisé la Grèce sous prétexte de la guérir. Ils lui ont fait perdre 25 % de sa richesse nationale et ont aggravé sa dette. Ils ont peur ? Tant mieux ! Et tant pis si les retraités de Bavière, socle électoral de Mme Merkel, sont chagrins !

Pour autant, cela aura-t-il un impact sur le courant politique que vous représentez en France ?

Syriza n'a pas poussé comme un champignon. Je les ai rencontrés en 2005. A l'époque, ils faisaient 3 %. Ils ont progressé sur la base du fait que la société grecque a été dévastée par la politique allemande. Je ne souhaite pas cela pour mon pays. Ayons la patience et la fermeté. Notre heure viendra. Nous connaissons les ingrédients du succès : une lutte implacable contre la finance au pouvoir. Cela veut dire aussi aucun compromis avec le Parti socialiste. Syriza l'a toujours refusé en Grèce, même au prix d'une scission. Alexis Tsipras (NDLR : président de Syriza) n'a jamais cédé. Moi non plus. Nous tiendrons cette ...

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  • M8252219 le lundi 19 jan 2015 à 14:50

    Il ne sait pas de quoi il parle. politicard de politicien-!!-- martyriser la Grèce une idiotie de plus

  • sense78 le lundi 19 jan 2015 à 13:47

    Toujours dans la provocation stérile et violente, JLM est-il en train de prôner l'adoption de la pseudo-politique de Syrisa au niveau de l'Europe à la place de la seule rigoureuse défendue par Mme MERKEL ? si ce n'était pas totalement irresponsable, ça prêterait à rire car c'est effectivement la meilleure voie pour l'égalité de toutes les économies (et leur people) qui seraient toutes en faillite. JLM ne devait pas se retirer de la politique ?