Mélenchon fait un pas de plus vers 2017

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Mélenchon fait un pas de plus vers 2017
Mélenchon fait un pas de plus vers 2017

Bien qu'il ait consacré l'essentiel de son discours au référendum en Grèce, Jean-Luc Mélenchon a fait un pas de plus, hier, vers une candidature à la présidentielle de 2017. En février, le député européen s'était dit « disponible ». Hier, à Villejuif (Val-de-Marne), devant le congrès du Parti de gauche dont il est le fondateur, il a enfoncé le clou pour ceux qui n'auraient pas encore très bien compris : il ira ! Et il ira, ajoute-t-il, « par devoir ».

Ce ne sera vraisemblablement pas la dernière fois qu'il se propulse ainsi vers l'échéance majeure, quitte à bousculer encore davantage les fragiles équilibres avec ses alliés communistes au sein du Front de gauche, déjà mal en point depuis les municipales de 2014. « On voudrait que, comme les autres, je prenne un air distrait ou fasse l'effarouché quand on me parle de 2017 ? Ou que j'attende qu'on me supplie ? J'ai le droit de dire que ma responsabilité est particulière dans ce paysage car j'ai été candidat (NDLR : en 2012) et je le dois à ceux qui éventuellement pourraient souhaiter que je le sois de nouveau. [...] J'ai un devoir particulier », a-t-il plaidé hier devant ses amis.

Ecarter toute alliance avec la gauche au pouvoir

Hasard, sans doute, du calendrier, Jean-Luc Mélenchon plante une nouvelle banderille pour 2017 alors qu'aujourd'hui à Montreuil le patron du PCF, Pierre Laurent, lance sa campagne des régionales en Ile-de-France. En s'appuyant sur une « fabrique coopérative d'idées » animée par des personnalités de toute la gauche de la gauche... mais sans le leadeur du Parti de gauche, ni son second, Eric Cocquerel. Les deux hommes ne cachent pas leurs réserves sur la candidature de Pierre Laurent, ni surtout leur hostilité radicale à une alliance de second tour avec le PS. C'est d'ailleurs l'un des credo présidentiels de Mélenchon, qui prend pour modèle le mouvement espagnol Podemos.

Cette rupture radicale n'est pas celle du PCF, dont ...

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  • frk987 le lundi 6 juil 2015 à 12:05

    Plus il y aura de candidats à gauche mieux ce sera....

  • ram54 le lundi 6 juil 2015 à 10:20

    Il s'y croit Mémé... Comment ce transfuge du PS qui s'est refait une virginité avec l'extrême gauche se prend à rêver d'être le Tsipras à la française...Quelle imposture! Libéral sous Jospin et communiste sous Hollande....

  • M1765517 le lundi 6 juil 2015 à 10:17

    dispo, mais moi je ne veux pas de lui, anar et espère les electeurs grecs